Liens d'accessibilité

Le procès de Simone Gbagbo ne reprendra pas avant le 10 octobre


L’ancienne première dame de la Côte-d'Ivoire, Simone Gbagbo, à gauche, est accompagnée de son avocat, au premier jour de son procès à la Cour de justice d'Abidjan, Côte-d'Ivoire, 31 mai 2016. epa / LEGNAN KOULA

L’ancienne première dame de la Côte-d'Ivoire, Simone Gbagbo, à gauche, est accompagnée de son avocat, au premier jour de son procès à la Cour de justice d'Abidjan, Côte-d'Ivoire, 31 mai 2016. epa / LEGNAN KOULA

Le procès devant les assises d'Abidjan de l'ex-Première dame de Côte d'Ivoire Simone Gbagbo pour crimes contre l'humanité a été reporté lundi au 10 octobre prochain à la demande de l'accusée et de ses avocats.

Mme Gbagbo, 67 ans, et ses avocats ne se sont pas présentés au procès.

"Lorsque ce matin j'ai envoyé chercher l'accusée, elle a fait dire qu'elle était vraiment fatiguée et qu'elle souhaitait que nous puissions tenir compte de la requête qui avait été faite par ses conseils et lui permettre de se reposer le temps des vacances judiciaires", a expliqué à la cour le procureur général Ali Yéo.

"Nous constatons que l'audience ne peut pas continuer. On vous propose que nous voyons une date après les vacances judiciaires pour reprendre cette audience", a-t-il suggéré.

L'audience reprendra "le 10 octobre 2016", a déclaré le président de la cour Kouadio Bouatchi, en suspendant la séance du jour.

Le procès de l'ex-Première dame avait repris le 19 juillet après deux semaines de suspension en raison d'un malaise.

La cour d'assises d'Abidjan juge depuis le 31 mai Mme Gbagbo pour crimes contre l'humanité, crimes contre les prisonniers de guerre et crimes contre les populations civiles, commis lors de la crise post-électorale de 2010-2011, qui a fait plus de 3.000 morts en cinq mois.

Cette crise avait été provoquée par le refus de son mari, le président Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire de son rival Alassane Ouattara à la présidentielle de novembre 2010.

Mme Gbagbo comparaît alors qu'elle purge déjà une première peine de 20 ans de prison pour "atteinte à la sûreté de l'Etat", prononcée l'an dernier.

Avec AFP

XS
SM
MD
LG