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Procès de Simone Gbagbo : vers un accord pour entendre des personnalités


L’ancienne première dame de la Côte-d'Ivoire, Simone Gbagbo, à gauche, est accompagnée de son avocat, au premier jour de son procès à la Cour Abidjan Justice, Côte-d'Ivoire, 31 mai 2016. epa / LEGNAN KOULA

L’ancienne première dame de la Côte-d'Ivoire, Simone Gbagbo, à gauche, est accompagnée de son avocat, au premier jour de son procès à la Cour Abidjan Justice, Côte-d'Ivoire, 31 mai 2016. epa / LEGNAN KOULA

La Cour d'assises d'Abidjan qui juge l'ex-première dame de Côte d'Ivoire pour crimes contre l'humanité, va établir un calendrier de passage des personnalités ivoiriennes, pomme de discorde entre l'accusation et la défense depuis plusieurs semaines.

Mme Gbagbo "sera présente demain (mardi) à l'audience, étant donné que tout est rentré dans l’ordre", a déclaré le procureur général Aly Yéo. Le président de la Cour, Boiqui Kouadjo, va "proposer un nouveau calendrier" à l'audience, a-t-il dit.

"Le nouveau calendrier va nous permettre de citer des personnalités ivoiriennes", dont l'actuel président de l'Assemblée nationale et ancien chef de la rébellion, Guillaume Soro, l'ancien Premier ministre, Jeannot Kouadio Ahoussou, et l'ex-ministre, Charles Koffi Diby, a expliqué Dohora Blédé, l'un des avocats de Mme Gbagbo.

"Nous nous sommes entendus sur le fait qu'il est important que ces personnalités soient citées" a-t-il ajouté, avant de s'interroger : "Viendront-elles ou pas? C'est une autre paire de manches".

Lundi, la reprise du procès après une suspension de deux semaines, a été consacrée aux discussions entre les différentes parties, à l'issue d'une médiation menée par le bâtonnier de l'ordre des avocats, Abbé Yao.

Mme Gbagbo est jugée depuis le 31 mai. Elle est citée pour son implication présumée dans des tirs d'obus sur le marché d'Abobo, un quartier favorable à Alassane Ouattara, le rival de son mari à la présidentielle de novembre 2010, et pour sa participation à une cellule qui organisait des attaques menées par des milices et des membres des forces armées proches du régime.

Ces crimes ont été commis lors de la crise post-électorale de 2010-2011, qui a fait plus de 3.000 morts en cinq mois dans le pays après le refus de M. Gbagbo de reconnaître la victoire de M. Ouattara à la présidentielle de novembre 2010.

Simone Gbagbo comparaît alors qu'elle purge déjà une première peine de 20 ans de prison pour "atteinte à la sûreté de l'Etat", prononcée en 2015.

Avec AFP

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