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Procès d'un journaliste accusé de diffamation par le président de l'Assemblée au Mali


Vue sur la prison centrale de Bamako, au Mali, le 18 septembre 2012.

Un responsable de l'hebdomadaire privé malien Le Figaro du Mali, accusé de diffamation par le président de l'Assemblée nationale, a comparu mercredi devant un tribunal, qui a renvoyé son procès au 29 mars.

Outre la diffamation, le directeur de publication du Figaro du Mali, Ammy Baba Cissé, est également accusé d'"atteinte à l'honneur et à la dignité", dans la plainte du président de l'Assemblée nationale Issaka Sidibé, en lien avec un article évoquant un scandale sexuel au Parlement.

Dans deux de ses numéros publiés en février, l'hebdomadaire évoquait un "flagrant délit d'adultère" de M. Sidibé.

Après une audience de consignation le 15 mars, le journaliste a comparu mercredi devant le Tribunal de la commune I de Bamako, dans une salle d'audience comble.

"Je maintiens mes informations. Donnez-moi le temps d'amener à la barre mes témoins qui sont d'accord pour être confrontés au président de l'Assemblée nationale", a déclaré M. Cissé.

Il encourt de trois mois à cinq ans de prison ferme.

Durant l'audience, plusieurs avocats de M. Sidibé ont dénoncé des "accusations gratuites et non fondées" du journal contre leur client.

La défense a soulevé plusieurs exceptions de nullité, qui ont été rejetées par le président du tribunal. Le procès a été renvoyé au 29 mars.

A la reprise, "il faut que (le journaliste) amène ses preuves. Il n'en a pas", a déclaré un des avocats du plaignant, Me Oumar Touré, à la presse à l'issue de l'audience.

"Nous avons bien les preuves. Nous allons citer des témoins", a rétorqué un des avocats de la défense, Me Hassane Diop, devant les journalistes.

Avec AFP

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