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Présidentielle en Ouganda : les candidatures du président Museveni et de l'opposant Mbabazi validées


Drapeau de l'Ouganda.

Drapeau de l'Ouganda.

La commission électorale ougandaise a validé mercredi les candidatures des deux hommes à la présidentielle prévue en février 2016. Elle était aussi censée enregistrer celle de l'opposant historique Kizza Besigye.

En Ouganda, il y a désormais deux candidats officiels pour l'élection présidentielle de février 2016. La commission électorale a en effet validé les candidatures du président Yoweri Museveni, au pouvoir depuis près de 30 ans, et d'un de ses principaux opposants, Amama Mbabazi, ont rapporté mercredi 4 novembre les médias ougandais.

La commission était aussi censée enregistrer mercredi, dernier jour de dépôt des dossiers, la candidature de Kizza Besigye, opposant historique et chef du Forum pour le changement démocratique (FDC).

L'opposition ougandaise a assuré s'être mise d'accord pour désigner, le moment venu, un candidat unique qui sera soit M. Mbabazi, Premier ministre de M. Museveni jusqu'en 2014 avant de tomber en disgrâce et de rejoindre l'opposition, soit M. Besigye, déjà battu aux élections présidentielles de 2001, 2006 et 2011.

Fin septembre, des discussions entre les huit formations de l'Alliance démocratique (TDA) - la coalition de l'opposition ougandaise - avaient échoué, ne permettant pas de départager les deux principaux aspirants.

Vers une candidature unique de l'opposition

Mais MM. Besigye et Mbabazi ont réaffirmé la semaine dernière dans un communiqué commun s'être entendus sur le principe d'une candidature unique.

Le dépôt des candidatures auprès de la commission électorale sonne le début officiel de la campagne.

Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986, est le grand favori de la présidentielle. Son parti, le Mouvement national de résistance (NRM), l'est autant pour les élections législatives, qui ont aussi lieu en février, en même temps que des scrutins locaux.

En juillet 2005, une réforme de la Constitution avait supprimé toute restriction sur le nombre de mandats pour le chef de l'Etat. M. Museveni avait ainsi été réélu en 2006 puis en 2011.

Ayant longtemps été des figures du parti au pouvoir, les chefs de l'opposition peinent à offrir une alternative convaincante, ainsi qu'à critiquer un système dont ils ont un temps bénéficié, voire qu'ils ont aidé à mettre en place.

Avec AFP

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