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Présidentielle / Niger : Hama Amadou en prison jusqu'au 28 mars au minimum


Hama Amadou, candidat de l’opposition pour le second tour de l'élection présidentielle au Niger.

Hama Amadou, candidat de l’opposition pour le second tour de l'élection présidentielle au Niger.

Le candidat de l’opposition et rival du président sortant Hamadou Issoufou, Hama Amadou, reste en prison pour le second tour de l’élection présidentielle.

La cour d'appel de Niamey ne rendra la décision que le 28 mars sur sa demande de mise en liberté provisoire.

Les avocats de M. Amadou ont plaidé lundi cette demande de liberté conditionnelle devant la cour ainsi que le souhaitait la Coalition pour l'alternance (Copa 2016), a constaté un journaliste de l'AFP.

La Copa a réclamé en début du mois, la libération de son candidat afin qu'il puisse mener sa campagne et affronter en "toute régularité" le président sortant Mahamadou Issoufou.

"Nous avons demandé à la cour, si elle ne lui reconnait pas une garantie de représentation, d'accorder au moins à Hama Amadou une liberté sous caution", a expliqué aux journalistes Me Souley Oumarou, un des avocats de M. Amadou, selon lequel Hama remplit la garantie de représentation.

"Le climat (politique et social) tel qu'il est, si la justice en rajoute (en refusant la liberté provisoire), j'ai peur pour demain", a prévenu Me Souley Oumarou.

En janvier, deux demandes de liberté provisoire avaient été rejetées par la cour d'appel et la cour de cassation.

Hama Amadou est poursuivi pour une affaire de trafic d'enfants qui empoisonne le climat politique nigérien depuis deux ans. Le dossier est de "droit commun", selon le pouvoir, mais "politique" selon le candidat, ancien Premier ministre et ex-président de l'Assemblée, écroué depuis le 14 novembre à la prison de Filingué au nord de Niamey.

Au premier tour de la présidentielle, le 21 février, M. Amadou qui a battu campagne depuis sa cellule, a obtenu 17,79% des suffrages contre 48,41% au président Issoufou.

La Copa, qui s'était montrée très critique au 1er tour accusant le régime de "fraude", a annoncé vendredi un "boycott actif" du scrutin du 20 mars, arguant "l'iniquité de traitement entre les deuxcandidats".

"Ils (les opposants) se retirent parce qu'ils ne peuvent pas gagner. Cela ne nous surprend pas. Les principaux candidats significatifs se sont ralliés à M. Issoufou", avait réagi mardi le ministre de l'Intérieur Hassoumi Massaoudou.

Avec AFP

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