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Présidentielle au Niger : les chefs traditionnels dénoncent un climat "délétère"


L'ancien Premier ministre et l'un des leaders de l'opposition nigérienne, Seïni Oumarou, participe à un rassemblement à Niamey en vue des présidentielles 2016 le 1 novembre 2015.

L'ancien Premier ministre et l'un des leaders de l'opposition nigérienne, Seïni Oumarou, participe à un rassemblement à Niamey en vue des présidentielles 2016 le 1 novembre 2015.

Les très influents chefs traditionnels du Niger ont exprimé leur "préoccupation" face au climat politique "délétère" à un mois et demi du scrutin présidentiel de février, dans un communiqué parvenu à l'AFP vendredi.

"Nous sommes profondément préoccupés par la situation socio-politique délétère (...) qui menace la cohésion nationale", selon le texte de l'Association des chefs traditionnels (ACTN).

"Soucieux de préserver la paix" dans le pays, ces chefs déplorent notamment "des déclarations incendiaires" par les "acteurs" des camps rivaux et nocives "à la paix".

Ils "appellent", par conséquent, "hommes politiques, société civile, médias, leaders religieux" à "plus de retenue" en vue "d'élections apaisées".

Astreints par la loi à "la stricte neutralité politique", les chefs coutumiers usent souvent de leur grande influence sociale pour calmer les tensions sociales.

Le climat politique est tendu au Niger à un mois et demi de la présidentielle. Mi-décembre, le président Issoufou a affirmé qu'une tentative de coup d'Etat avait été déjouée, justifiant une vague d'arrestation de militaires. L'opposition a aussi souvent accusé le pouvoir de tenter de diviser les partis n'appartenant pas à la majorité.

Par ailleurs, un des principaux candidats, Hama Amadou, est en prison, accusé d'avoir participé à un trafic de bébés alors que lui crie au procès politique.

Une dizaine de prétendants à la présidentielle du 21 février ont déposé leur dossier de candidature.

Avec AFP

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