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Présidentielle au Niger : Hama Amadou soigné mais toujours en prison


Hama Amadou à l'Assemblée nationale, le 16 septembre 2013.

Hama Amadou à l'Assemblée nationale, le 16 septembre 2013.

En fait, "Hama Amadou a été amené au dispensaire (de la ville) de Filingué sous bonne escorte sécuritaire pour des soins en présence de son médecin traitant et ensuite ramené dans sa cellule".

L'opposant Hama Amadou, détenu depuis quatre mois et candidat au second tour de la présidentielle au Niger le 20 mars, a quitté momentanément sa prison pour des soins mais n'a pas été transféré à Niamey, a déclaré à l'AFP un élu de son parti.

Ce député du Moden, Salah Amadou, avait affirmé dans un premier temps qu'Hama Amadou, 66 ans, qui doit affronter le candidat sortant Mahamadou Issoufou, avait été transféré par la route de sa prison de Filingué, à 180 km au nord de Niamey, vers la capitale.

En fait, "Hama Amadou a été amené au dispensaire (de la ville) de Filingué sous bonne escorte sécuritaire pour des soins en présence de son médecin traitant et ensuite ramené dans sa cellule", a cependant déclaré vendredi soir à l'AFP Salah Amadou.

Il n'a toutefois pas écarté la possibilité "d'une évacuation de nuit" de M. Amadou vers l'hôpital de la capitale.

"Contrairement à ce que nous avions cru, Hama Amadou n'a toujours pas quitté sa prison de Filingué pour l'hôpital de Niamey", a confirmé à l'AFP un proche de Hama Amadou qui a requis l'anonymat

C'est "après plusieurs péripéties" que l'évacuation sanitaire de M. Amadou, initialement prévue "par hélicoptère" puis "par la route", a été "annulée par une autorité du régime", a déploré Ousseïni Salatou, le porte-parole de la Coalition pour l'Alternance (Copa 2016), qui soutient la candidature de M. Amadou.

Hama Amadou, qui "souffre des yeux", "était malade depuis un moment et cela s'est compliqué hier (jeudi)", avait-il auparavant déclaré.

L'opposant, poursuivi dans une affaire controversée de trafic d'enfants, a obtenu 17,79% des suffrages contre 48,41% au président Mahamadou Issoufou au premier tour de la présidentielle du 21 février.

Poursuivi pour trafic d'enfants dans un dossier de "droit commun", selon le pouvoir, mais pour raison "politique" selon le candidat, l'ancien Premier ministre et ex-président de l'Assemblée, est écroué depuis le 14 novembre à la prison de Filingué.

Le 2 mars, la Copa a réclamé la libération de l'opposant afin qu'il puisse mener sa campagne et affronter en "toute régularité" le président sortant. Ses avocats ont déposé une demande de mise en liberté provisoire qui sera examinée le 14 mars par la justice.

AFP

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