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PRESIDENTIELLE KENYANE: KENYATTA VAINQUEUR


Uhuru Kenyatta

Uhuru Kenyatta

La commission électorale a officiellement déclaré Uhuru Kenyatta vainqueur de la première élection présidentielle organisée au Kenya, depuis la violence meurtrière qui avait suivi celle de 2007.

ODINGA CONTESTE

Le président de la commission, Issack Hassan, a annoncé ce samedi que M. Kenyatta a obtenu 50,07% des suffrages, soit assez de voix pour éviter un second tour.
Mais son adversaire Raila Odinga, arrivé en seconde position avec un peu plus de 43%, a tout de suite souligné qu’il n’a aucune intention d’accepter ces résultats. Le premier sortant, qui a déploré plusieurs irregularities, a déclaré:

“Laissons la Cour suprême determiner si le résultat annoncé par la Commission électorale est legal. Nous sommes confiants que la Cour rétablira la foi des Kenyans dans la primauté du droit ».

Kalonzo Musyoka,colistier de Raila Odinga

Kalonzo Musyoka,colistier de Raila Odinga

Kalonzo Muysoka, le colistier de M. Odinga, avait déjà dénoncé jeudi ce qu’il avait appelé des « résultats truqués ». Allégations aussitôt démenties par le président de la commission électorale kenyane.

Scrutin transparent et crédible

On rappelle que la violence post-électorale de 2007 et 2008 avait fait plus de 1.100 morts et plus de 600.000 personnes déplacées.

M. Uhuru Kenyatta et son colistier William Ruto ont été tous les deux accusés par la Cour pénale internationale d’avoir orchestré cette violence.

M. Kenyatta (qui est accusé de crimes contre l’humanité par la CPI) s’est engagé à travailler avec les institutions internationales, tout en demandant à la communauté internationale de respecter la souveraineté et la volonté du peuple kenyan :
"Nous reconnaissons et acceptons nos obligations internationales, et nous coopérerons avec toutes les nations et institutions internationales, conformément à ces obligations ».

La CPI a reporté le procès de M. Ruto, prévu pour le 10 avril, au 28 mai. Et celui de M. Kenyatta d’avril au mois de juillet.

Le dépouillement du scrutin de lundi a été ralenti par diverses difficultés techniques, causées par des couacs électroniques. Mais les observateurs internationaux n’en concluent pas moins que l’élection a été transparente et crédible.
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