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Présidentielle ivoirienne: le candidat Amara Essy "suspend" sa participation


Jerome Brou Kablan, Charles Konan Banny, Amara Essy et Kouadio Konan Bertin

Jerome Brou Kablan, Charles Konan Banny, Amara Essy et Kouadio Konan Bertin

A moins de trois semaines de la présidentielle ivoirienne, le candidat Amara Essy a annoncé mardi la "suspension" de sa participation au scrutin pour "ne pas se rendre complice d'une mascarade électorale".

"Je suspends ma participation à l'élection présidentielle de 2015 et subordonne un éventuel maintien de ma candidature à la prise en compte effective des légitimes exigences démocratiques et républicaines du peuple de Côte d'Ivoire" a affirmé M. Essy, dans un communiqué transmis à l'AFP.

Amara Essy, ancien ministre des Affaires étrangères (1990-1999) de Côte d'Ivoire, a également estimé que la présidentielle dont le premier tour doit se tenir le 25 octobre "ne s'annonce ni ouvert, ni régulier".

"Si nous n'y prenons garde, nous nous acheminons vers une crise postélectorale, une crise postélectorale de trop", a-t-il prévenu, affirmant ne pas se porter "complice d'une combine électorale".

L'ancien candidat, qui a fustigé le refus de dialogue du pouvoir avec l'opposition, ne veut pas jouer un "rôle de figurant dans une élection où les enjeux sont faits sans se préoccuper de nos désirs de paix....".

Le président ivoirien sortant Alassane Ouattara fait figure de grand favori pour ce scrutin jugé crucial pour la stabilisation du pays, après la crise post-électorale de 2010-2011, épilogue sanglant d'une décennie de tensions politico-militaires.

Il y a une semaine, l'ancien Premier ministre (2005-2007) Charles Konan Banny, l'ex-président de l'Assemblée nationale Mamadou Koulibaly, les députés Bertin Konan Kouadio et Kacou Gnangbo, ainsi que l'administrateur de société Siméon Konan Kouadio, tous candidats contre Ouattara, ont pris la tête d'une manifestation pour dénoncer l'organisation du scrutin à venir.

Ces opposants, issus pour la plupart de la Coalition nationale pour le changement (CNC), ont également renouvelé leur exigence sur la "dissolution" de la Commission électorale indépendante (CEI), en charge du scrutin qu'ils considèrent favorable au président sortant.

Plus de 3.000 Ivoiriens ont perdu la vie en cinq mois de violences causées par le refus de Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire d'Alassane Ouattara à la présidentielle de novembre 2010.

Avec AFP

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