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Présidentielle en Guinée : un vote globalement calme


 Le deuxième tour en Guinee en 2010

Le deuxième tour en Guinee en 2010

Les électeurs votaient en masse dimanche en Guinée pour désigner leur président. Mais le scrutin est émaillé de quelques irrégularités. L'opposition compte déjà contester les résultats, tandis que la mouvance est rassurée de gagner dès le premier tour.

Le vote a débuté dimanche avec retard dans de nombreux bureaux a constaté a Conakry le correspondant de VOA Afrique. Zakaria Camara parle de l'affluence, de la lenteur des vérifications sur les listes électorales et parfois d'un retard dans la mise en place du matériel électoral.

L'enjeu principal porte sur l'éventuelle réélection de M. Condé au premier tour, comme le proclame sa campagne - cinq ans après une victoire à l'arraché au second tour sur Cellou Dalein Diallo, l'actuel chef de l'opposition, - un objectif que ses adversaires jugent irréalisable sans fraude caractérisée.

Les sept concurrents de M. Condé ont invoqué la non-distribution d'une proportion significative de cartes d'électeur et l'inscription présumée indue sur les listes électorales de nombreuses personnes, "notamment des mineurs", pour réclamer un report de l'élection.

Faute des corrections demandées, "les sept candidats ne reconnaîtront pas les résultats qui seront proclamés à l'issue du scrutin organisé avec ces anomalies et irrégularités", ont-ils affirmé vendredi dans une déclaration commune.

Selon la Commission électorale nationale indépendante, les cartes d'électeur ont été distribuées à plus de 90% dans l'ensemble du pays.

Plusieurs missions d'observation - de l'Union européenne, de l'Union africaine, de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest - se sont déployées à travers le pays. Près de 19.000 policiers, gendarmes et agents de la protection civile sont également sur le terrain pour sécuriser le scrutin.

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