Liens d'accessibilité

Un politologue estime la présidentielle crédible en Guinée malgré les anomalies


Guinea Elections

Guinea Elections

Les bureaux de vote étaient fermés à partir de 20H00, après l'autorisation accordée par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) à tous ceux ayant ouvert en retard à prolonger d'autant leur période d'ouverture.

Les Guinéens ont voté massivement dimanche pour désigner leur président. Après avoir voté dans son quartier de Dixinn, en banlieue, M. Diallo a appelé à "faire en sorte que les suffrages des Guinéens soient respectés, qu'ils soient sécurisés, pour que le meilleur gagne", appelant lui aussi à éviter les violences.

Une de ses porte-parole a ensuite dénoncé "des graves irrégularités", voire "des fraudes massives directement constatées sur le terrain", citant notamment l'expulsion de ses délégués de bureaux de vote dans l'est du pays, région d'origine de M. Condé.

"Je demande à tous les Guinéens, quel que soit leur bord, de remplir leur devoir civique dans la paix et la tranquillité", a dit M. Condé, en allusion aux violences électorales qui ont fait une dizaine de morts cette semaine, après avoir déposé son bulletin dans l'urne peu après 10h00 (locale et GMT) à Conakry

Sidya Touré a dénoncé dans une déclaration à la presse en début de soirée les tâtonnements de la Céni, qui a multiplié tout au long de la journée les instructions, parfois contradictoires.

"Toute cette pagaille a été organisée de façon volontaire pour aboutir à une proclamation des résultats qui ne correspond pas du tout à l'expression populaire", a-t-il accusé, annonçant une prochaine réunion des concurrents de M. Condé pour en tirer les conclusions.

Le juriste et politologue joint à Conakry Nema François Cherif a dit que la CENI n’était pas techniquement prête. Mais les irrégularités observées ne peuvent pas entacher la crédibilité de la présidentielle de dimanche. En analysant les différents fiefs des candidats en compétition, un deuxième tour s’avère inévitable a précisé Mr Cherif.

Le dépouillement a aussitôt débuté, mais les premiers résultats n'étaient pas attendus avant mardi.

Le chef de la Mission d'observation électorale de l'Union européenne, Frank Engel, a en revanche dressé un tableau favorable à la mi-journée, considérant que le "vote se passe bien" malgré de nombreux retards, disant "comprendre un certain énervement" des électeurs après des heures d'attente.

XS
SM
MD
LG