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Le parti de Bozizé fait alliance avec Dologuélé, l'un des grands favoris à la présidentielle


L'ex-président centrafricaine François Bozizé

L'ex-président centrafricaine François Bozizé

Le KnK annonce une alliance avec le candidat Anicet Georges Dologuélé pour le scrutin du 27 décembre

L’alliance devra assurer une certaine couverture à François Bozizé, dont la candidature à la présidentielle a été rejetée par la Cour constitutionnelle notamment en raison de sanctions internationales contre lui.

L'ex-président centrafricain est accusé d'avoir soutenu les violences criminelles des milices anti-balaka contre les civils musulmans.

"Nous avons signé ce matin un accord politique et électoral qui indique que tout le parti KNK (Ndlr : Kwa na Kwa, parti de François Bozizé) m’apporte son soutien puisqu’il n’a plus de candidat; la candidature de Bozizé ayant été invalidée ", affirme dans une interview à VOA Afrique Anicet Georges Dologuele.

Selon lui, son parti, l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA), a conclu des alliances avec trois autres partis avant le KNK.

"François Bozizé est un ancien chef de l’Etat, il jouira de son statut d’ancien chef d’Etat sous réserve, " répond M. Dologuele à une question sur la place qu’il lui réservera à François Bozizé, une fois élu.

"Vous savez tout chaque être humain est présumé innocent sauf s’il est condamné par la justice national ou international", précise-t-il.

"Nous avons signé un accord politique électoral pour qu'Anicet soit élu dès le premier tour", a aussi reconnu Bertin Béa, secrétaire général du Kwa na Kwa (KNK), en présence du candidat au cours d'une conférence de presse à Bangui.

Le KNK soutient Anicet Georges Dologuelé, dit ‘AGD’, car il peut créer "les conditions d'apaisement pour un pays réconcilié", a expliqué Bertin Béa, assurant que le candidat "saura accorder une place particulière à François Bozizé".

AGD, ancien banquier et ex-Premier ministre, dont le mot d'ordre est "l'unité c'est maintenant" n'a pas voulu préciser la "place" qu'il entend accorder à Bozizé s'il est élu, notamment s'il lèvera le mandat d'arrêt lancé par le gouvernement de transition centrafricain contre l'ancien président.

"C'est une question judiciaire, mais, a-t-il dit, je crois à la présomption d'innocence (...) et je suis pour que tous les anciens chefs d'Etat, Francois Bozizé, Michel Djotodia (tombeur de Bozizé, chassé par l'intervention internationale de janvier 2014), et Catherine Samba Panza, la présidente de la transition, trouvent leur place dans le pays".

Cette alliance politique pragmatique intervient entre l'un des grands favoris qui sillonne tout le pays, et un parti, le KNK, qui au cours des dix ans au pouvoir de Bozizé s'est implanté dans toutes les préfectures de province et dans la capitale.

A total, 30 candidats postulent à la présidentielle de dimanche, censée tourner la page d'une violente et profonde crise qui a déchiré la Centrafrique ces trois dernières années.

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