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Présidentielle au Gabon : "profonde préoccupation" d'un haut-cadre de l'ONU


Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux Affaires politiques, Jeffrey Feltman lors d’une visite à Mogadiscio, Somalie, 3 février 2016.

Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux Affaires politiques, Jeffrey Feltman lors d’une visite à Mogadiscio, Somalie, 3 février 2016.

Un haut-responsable des Nations unies a exprimé vendredi sa "profonde préoccupation" face aux tensions au Gabon avant l'élection présidentielle, après une visite de deux jours dans ce pays d'Afrique centrale qui vote le 27 août.

Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux Affaires politiques, Jeffrey Feltman, s'inquiète de "la montée de tensions dans le pays à l'approche des élections présidentielles du 27 août et des déclarations extrêmes, susceptibles de semer la discorde et la violence", ont indiqué les Nations unies dans un communiqué reçu par l'AFP à Libreville.

L'envoyé de l'ONU a appelé les acteurs politiques "à s'abstenir de toute déclaration incendiaire", ajoute le communiqué, à la veille d'une manifestation d'opposants samedi à Libreville.

Le responsable de l'ONU a prévenu que "tous les candidats et les partis politiques, ainsi que le gouvernement, partagent la responsabilité d'assurer la tenue d'élections pacifiques","avec la participation d'observateurs régionaux et internationaux et la libre participation des médias".

Durant sa visite, le responsable de l'ONU a rencontré le président sortant Ali Bongo Ondimba, en pré-campagne avec une "tournée républicaine" en province pour un nouveau mandat de sept ans.

L'émissaire des Nations unies a aussi rencontré "les figures clés de l'opposition".

La Commission électorale gabonaise a validé 14 candidatures pour l'élection présidentielle du 27 août.

A 57 ans, le président Ali Bongo, accusé inéligibilité par ses détracteurs, affrontera d'anciens caciques du régime aujourd'hui dans l'opposition.

Nombre d'opposants affirment qu'il est un enfant nigérian adopté par l'ex-président Omar Bongo et l'accusent d'avoir falsifié son état-civil.

Selon cette thèse, développée dans un livre en 2014 par le journaliste français Pierre Péan, M. Bongo ne peut pas être président en vertu de la Constitution, qui impose d'être né Gabonais.

Deux candidats d'oppositions ont déposé en début de semaine des recours devant la cour constitutionnelle contre sa candidature: l'ex-président de la Commission de l'Union africaine - et ex-beau frère du chef de l'Etat - Jean Ping, et l'ancien président de l'Assemblée nationale Guy Nzouba Ndama.

Des opposants ont convoqué samedi à Libreville une "marche patriotique" avec notamment en ligne de mire la candidature d'Ali Bongo.

Avec AFP

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