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Présidentielle au Congo : une coalition d'opposition cherche à faire reconnaître sa "victoire"


Le président congolais Denis Sassou Nguesso prononce un discours à Paris, France, 30 novembre 2015. epa/ ETIENNE LAURENT

Le président congolais Denis Sassou Nguesso prononce un discours à Paris, France, 30 novembre 2015. epa/ ETIENNE LAURENT

Le principale coalition d'opposants au président Denis Sassou Nguesso, constituée du Front républicain pour le respect de l'ordre constitutionnel et de l'alternance démocratique et l'Initiative pour la démocratie au Congo (Frocad-IDC), a affirmé vendredi à Brazzaville qu'elle continuait de se battre pour faire reconnaître sa "victoire" à la présidentielle du 20 mars ayant débouché sur la reconduction au pouvoir du chef de l'État sortant.

Le Frocad-IDC est engagé "à faire prévaloir la victoire de l'opposition congolaise au dernier scrutin présidentiel, dans le cadre négocié, en toute responsabilité, d'un dialogue politique inclusif, sous l'égide de la communauté internationale", écrit le coordonnateur de cette alliance, Charles Zacharie Bowao, dans un communiqué.

Le Frocad (Front républicain pour le respect de l'ordre constitutionnel et l'alternance démocratique) et l'IDC (Initiative pour la démocratie au Congo) sont deux plateformes ayant fait campagne contre le changement de Constitution ayant permis à M. Sassou Nguesso de se représenter.

La présidentielle du 20 mars a été "transparente" et remportée par "le meilleur des neuf candidats", a de son côté déclaré à l'AFP Pierre Ngolo, secrétaire général du Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir), en réaction aux propos de M. Bowao.

Né en 1943, M. Sassou Nguesso cumule plus de 32 ans de pouvoir. Il a remporté l'élection présidentielle au premier tour avec plus de 60% des suffrages, selon les résultats officiels, qualifiés de "forfaiture" par les cinq candidats d'opposition soutenus par le Frocad-IDC.

Dans son communiqué, M. Bowao indique avoir été entendu (jeudi) par la commission mixte d'enquête sur les étranges attaques ayant visé Brazzaville le 4 avril quelques heures avant la validation des résultats officiels de la présidentielle par la Cour constitutionnelle.

M. Bowao avait initialement indiqué ne pas vouloir se rendre à la convocation de cette commission.

Selon les autorités, les attaques du 4 avril ont été coordonnées par un ancien chef rebelle, Frédéric Bintsamou, alias pasteur Ntumi, ayant soutenu Guy-Brice Parfait Kolélas, rival de M. Sassou Nguesso à la présidentielle.

Pour certains dirigeants d'opposition, au contraire, les attaques seraient un montage du pouvoir dont le but aurait été de détourner l'attention de la population de la décision de la Cour constitutionnelle et de permettre une répression accrue contre les détracteurs de M. Sassou Nguesso.

Avec AFP

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