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Kaboré largement en tête selon les premiers résultats partiels


Roch Kaboré du MPP, sur le point de voter à Ouagadougou, dimanche 29 novembre 2015. (VOA/Bagassi Koura)

Roch Kaboré du MPP, sur le point de voter à Ouagadougou, dimanche 29 novembre 2015. (VOA/Bagassi Koura)

Roch Marc Christian Kaboré, ancien baron du régime de l'ex-président Blaise Compaoré, serait largement en tête selon des pointages partiels de la Commission électorale.

A 19h30 TU, après le dépouillement de 253 communes sur 368, M. Kaboré était crédité de 54,27% des voix, soit une majorité absolue provisoire qui lui permettrait, si elle se confirmait, de l'emporter avant le 2e tour.

Son rival le plus sérieux, Zephirin Diabré, obtenait lui 29,16% des voix.

En nombre de suffrages, M. Kaboré avait recueilli 1.020.392 voix contre 550.808 pour M. Diabré.

"A ce stade, c'est encore trop tôt pour dire qu'il a gagné. Il reste les grandes communes urbaines à dépouiller", a commenté Abdoulaye Soma, président de la Société burkinabè de droit constitutionnel.

Le corps électoral comprend 5,5 millions d'inscrits et rien n'est encore sûr mathématiquement.

La Commission électorale nationale indépendante (Céni) a promis d'annoncer des résultats provisoires à 23h50 TU.

Ce scrutin, couplé à des législatives, doit tourner la page de la transition mise en place après l'insurrection populaire qui a chassé Blaise Compaoré en octobre 2014, alors qu'il tentait de modifier la Constitution pour briguer un nouveau mandat.

Initialement prévues le 11 octobre, ces élections avaient été reportées en raison du putsch raté du 17 septembre, mené par l'ancien bras droit de M. Compaoré, le général Gilbert Diendéré. Cette tentative de coup d'Etat, dans un pays qui en a connu beaucoup, avait été mise en échec par la mobilisation de la population et de l'armée loyaliste.

Le Burkina, pays pauvre d'Afrique de l'Ouest, veut voir dans le scrutin tenu dimanche le début une longue ère démocratique.

Roch Marc Christian Kaboré, banquier de 58 ans au physique imposant, a été un apparatchik du régime qui a connu une ascension fulgurante. Il n'a abandonné le "beau Blaise" qu'en janvier 2014, dix mois avant sa chute.

M. Kaboré a été Premier ministre de Compaoré et plusieurs fois ministre. Député du parti présidentiel, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), il en a été le patron pendant plus de dix ans.

Ce personnage affable est présenté comme un homme modéré adepte du consensus.

Avec AFP

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