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Près de 34.000 déplacés au Darfour lors des dernières violences, selon l'ONU


Soldat de l'UNAMID (force conjointe ONU-UA au Darfour) assurant la sécurité (10 janvier 2011)

Soldat de l'UNAMID (force conjointe ONU-UA au Darfour) assurant la sécurité (10 janvier 2011)

La mission de paix conjointe ONU-Union africaine au Darfour (Minuad) a revu à la hausse le nombre de déplacés enregistrés dans les combats de la semaine dernière entre les forces gouvernementales et les rebelles au Darfour.

Selon Marta Ruedas, la coordinatrice humanitaire de l'ONU au Soudan, quelque 34.000 personnes ont été déplacées par ces combats déclenchés dans l'ouest du Soudan.

La mission de paix conjointe ONU-Union africaine au Darfour (Minuad) avait avancé lundi le chiffre de 10.000 déplacés dans ces combats.

Après plusieurs mois de calme relatif après l'annonce par Khartoum d'un cessez-le-feu, des affrontements ont éclaté il y a une dizaine de jours autour de Jebel Marra, une zone montagneuse à cheval sur les Etats du Darfour-nord, Darfour-centre et Darfour-sud.

Cette région est considérée comme un fief de l'Armée de libération du Soudan-Abdel Wahid Nour (SLA-AW), l'un des groupes rebelles combattant le régime d'Omar el-Béchir.

"Les premières informations font état de 19.000 civils déplacés vers l'Etat du Darfour-Nord et de plus de 15.000 vers celui du Darfour-Centre après les combats à Jebal Marra", a indiqué Marta Ruedas, la coordinatrice humanitaire de l'ONU au Soudan.

Une large majorité des personnes déplacées sont des femmes et des enfants, selon elle.

En 2003, des rebelles non arabes se sont soulevés pour réclamer la fin de la "marginalisation économique" du Darfour et un partage du pouvoir avec le gouvernement de Khartoum dominé par les Arabes. Depuis, les combats n'ont jamais cessé même s'ils sont parfois moins intenses.

M. Béchir est recherché depuis 2009 par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerres, crimes contre l'humanité et génocide dans cette région.

Il a décrété l'an dernier une trêve au Darfour et dans les Etats du Nil bleu et du Kordofan-sud, qu'il a prolongée d'un mois le 31 décembre.

L'armée soudanaise a affirmé respecter le cessez-le-feu mais qu'elle ripostait à des attaques contre ses positions. Le groupe SLA-AW a lui accusé le gouvernement d'avoir lancé plusieurs offensives.

La semaine dernière, le Fonds de l'ONU pour l'enfance (Unicef) a rappelé que "les enfants continuaient malheureusement de payer le plus lourd tribut de l'un des plus longs désastres causés par l'Homme, dans certaines zones depuis plus d'une décennie".

Le conflit au Darfour a fait plus de 300.000 morts et 2,5 millions de déplacés depuis 2003, selon l'ONU, mais le bilan des victimes date depuis plusieurs années.

Avec AFP

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