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Près de 12.000 Nigérians expulsés du Cameroun, selon Abuja


Une famille des réfugiés nigérians qui a fui les violences de Boko Haram vit dans camp au Cameroun, à Minawao, Cameroun, 25 février 2015

Une famille des réfugiés nigérians qui a fui les violences de Boko Haram vit dans camp au Cameroun, à Minawao, Cameroun, 25 février 2015

Des responsables nigérians affirment que des ressortissants de leur pays qui avaient fui les attaques répétées du groupe Boko Haram ont été expulsés du Cameroun voisin où ils s’étaient réfugiés.

Les autorités camerounaises n'ont cependant pas confirmé cette information pour le moment.

Dans un communiqué publié mercredi, Sani Datti, porte-parole de l'agence nigériane de secours (NEMA), indique que ces réfugiés "ont fui au Cameroun à cause des attaques contre leur communauté, ont commencé à rentrer chez eux".

Ces réfugiés sont originaires de l'Etat de Borno pour la plupart.

Un responsable proche du dossier, basé à Abuja, la capitale du pays, a affirmé à l'AFP que ces réfugiés avaient été expulsés.

"Ils ne reviennent pas de leur plein gré, ils ont été expulsés du Cameroun", a-t-il déclaré sous couvert d'anonymat, ajoutant que leur nombre pourrait même grimper à 17.000.

"Les réfugiés sont actuellement contrôlés par les services d'immigration. Pour l'instant, la NEMA a reçu 1.121 réfugiés des services d'immigration" au poste de Sahuda, au sud de Mubi, dans l'Etat d'Adamawa (est), a précisé M. Datti.

La "rafle" d'"environ 2.500 Nigérians illégaux" au poste-frontière de Kousseri, dans la région de l'Extrême-Nord du Cameroun, avait été révélée vendredi dernier par l'OEil du Sahel, un hebdomadaire régional.

Le coordinateur de la NEMA pour le nord-est du Nigeria, Mohammed Kanar, avait de son côté déclaré ce weekend à l'AFP qu'un "premier contingent de 620 réfugiés nigérians expulsés du Cameroun" avait été accueilli au Nigeria et placé dans un camp de déplacés, et qu'un "grand nombre" d'autres réfugiés étaient attendus.

Ces expulsions "sont clairement une conséquence de l'intensification des activités des insurgés (islamistes) au Cameroun", avait précisé M. Kanar à l'AFP.

Entre le 12 et le 25 juillet, la région de l'Extrême-nord du Cameroun, frontalière des fiefs nigérians de Boko Haram, a été visée par cinq attentats-suicides - dont trois dans la capitale régionale Maroua - ayant fait au moins 44 morts.

Avec AFP

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