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Près de 1.000 Burundais fuient quotidiennement leur pays pour la Tanzanie


Des miliaires et policiers burundais dégagent d'une voie publique des barricades érigées par des manifestants opposés à un troisième mandat du président Pierre Nkurunziza

Des miliaires et policiers burundais dégagent d'une voie publique des barricades érigées par des manifestants opposés à un troisième mandat du président Pierre Nkurunziza

Ces chiffres sont donnés dans un communiqué de Médecins sans frontières (MSF) publié lundi.

Le communiqué n’indique pas depuis quand de tels chiffres sont enregistrés.

"Chaque jour, jusqu'à 1.000 personnes traversent la frontière, en forêt, entre Burundi et Tanzanie, beaucoup voyagent dans l'obscurité, à pied et sans effets", précise MSF.

Sita Cacioppe, coordinatrice d'urgence pour MSF, affirme que le camp de réfugiés surpeuplé de Nyarugusu, en Tanzanie, a "atteint son point de rupture.

Actuellement, MSF estime que 78.000 Burundais ont trouvé refuge dans ce camp, rejoignant ainsi 64.000 réfugiés congolais qui sont là depuis 1997, lorsque le camp avait été installé pour accueillir un maximum de 50.000 réfugiés fuyant la guerre civile en République démocratique du Congo.

En mai, MSF a mis en place un centre de traitement du choléra dans le camp.

Depuis lors, les équipes MSF ont vacciné plus de 107.000 personnes contre le choléra et assurent la distribution de 270.000 litres d'eau potable par jour sur cinq points à travers le camp, selon le communiqué.

Les observateurs s'inquiètent que la crise actuelle au Burundi ne débouche sur des violences à grande échelle, dans un pays à l'histoire post-coloniale jalonnée de massacres entre hutu et tutsi et qui se remettait progressivement, depuis dix ans, de la longue et sanglante guerre civile, qui fit 300.000 morts entre 1993 et 2006.

Selon les estimations, au total, 150.000 réfugiés ont fui dans les pays voisins le climat préélectoral délétère au Burundi.

L’élection présidentielle est prévue mardi dans un climat de tension. Le dialogue engagé entre le pouvoir, l’opposition et la société civile, sous la médiation ougandaise, a été interrompu à cause de l’absence des représentants du gouvernement et du parti au pouvoir que l’opposition accuse d’éviter d’aborder la question de la date de la présidentielle ainsi que le troisième mandat du président Pierre Nkurunziza.

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