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Première visite à Khartoum du nouveau vice-président du Soudan du Sud


Le nouveau vice-président du Soudan du Sud, Taban Deng Gai (au centre) lors d'une conférence de presse le 17 août 2016 à Nairobi, Kenya.

Le nouveau vice-président du Soudan du Sud, Taban Deng Gai (au centre) lors d'une conférence de presse le 17 août 2016 à Nairobi, Kenya.

Le nouveau vice-président du Soudan du Sud, Taban Deng Gai, qui a remplacé l'ex-rebelle Riek Machar en fuite, est arrivé dimanche à Khartoum pour discuter de contentieux en suspens depuis que son pays s'est séparé du Soudan.

Il s'agit de la première visite a Soudan du nouveau vice-président nommé le 25 juillet. Son prédécesseur, Riek Machar, a fui en République démocratique du Congo après des affrontements meurtriers entre ses partisans et ceux du président Salva Kiir début juillet à Juba.

Khartoum a officiellement reconnu M. Taban Deng comme le nouveau vice-président sud-soudanais, ce que n'a pas encore fait formellement l'organisation est-africaine Igad qui regroupe huit pays dont le Soudan.

"Durant sa visite officielle, de nombreux sujets bilatéraux et régionaux seront examinés", a précisé le ministre soudanais des Affaires étrangères Kamal Ismail en accueillant à l'aéroport M. Taban Deng, accompagné des ministres de la Défense et de l'Energie ainsi que de responsables des services de renseignements.

Le Soudan du Sud a fait sécession du Soudan en 2011.

Les deux pays ont toujours d'importants contentieux en suspens, notamment sur le statut de la région frontalière d'Abyei et sur les redevances que devrait payer Juba pour l'utilisation d'un pipeline traversant le Soudan afin d'exporter son pétrole.

En juin, des ministres soudanais et sud-soudanais s'étaient déjà rencontrés à Khartoum pour tenter de trouver des solutions à ces différends.

Le Soudan du Sud a replongé dans la violence avec des affrontements à l'arme lourde du 8 au 11 juillet dans la capitale Juba entre forces loyales à Salva Kiir et les hommes de Riek Machar.

La guerre dans ce pays, marquée par des atrocités attribuables aux deux camps, a fait depuis 2013 des dizaines de milliers de morts et quelque 2,5 millions de déplacés. Un accord de paix avait été signé en août 2015, mais les combats n'ont depuis jamais vraiment cessé.

Avec AFP

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