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Poursuite des négociations entre les parties burundaises


Manifestants à Bujumbura, 10 mai 2015

Manifestants à Bujumbura, 10 mai 2015

Le ministre ougandais de la Défense, Crispus Kiyonga, est arrivé jeudi à Bujumbura pour prendre le relais de son président Yoweri Museveni et assurer la médiation entre les différents acteurs de la crise burundaise, a annoncé le chef de la diplomatie burundaise.

"Le ministre vient d'arriver par avion aux environs de midi (10H00 GMT)", a déclaré le ministre burundais des Relations extérieures, Alain Nyamitwe, sans pouvoir donner de détails sur son programme.

Un délégué de la société civile a indiqué à l'AFP que les délégations devaient rencontrer le médiateur en début d'après-midi dans un hôtel de Bujumbura. Le calendrier, les modalités et les points à l'ordre du jour de ces pourparlers n'étaient pas connus dans l'immédiat.

Le président Museveni, mandaté par les pays de la Communauté est-africaine (EAC) pour tenter de dénouer la crise née fin avril de la candidature du président burundais Pierre Nkurunziza à un troisième mandat, avait reçu mardi et mercredi les différents acteurs: camp présidentiel, opposition et société civile, ainsi que deux anciens chefs de l'Etat burundais.

Il a quitté le Burundi mercredi, assurant que son ministre de la Défense prendrait le relais jeudi, après avoir obtenu des parties un engagement à négocier "sans discontinuer".

Mais le temps presse d'ici la présidentielle prévue le 21 juillet, que l'opposition entend boycotter, comme elle a refusé de participer le 29 juin aux législatives et communales.

Le président Museveni n'a pas indiqué si au menu des discussions figurerait la question d'un nouveau report de la présidentielle - déjà repoussée deux fois -, exigé par l'opposition mais refusé par Bujumbura, qui argue d'un risque de vide institutionnel à l'expiration du mandat du président Nkurunziza le 26 août.

Agathon Rwasa, principal opposant au chef de l'Etat burundais, avait indiqué qu'il "n'y aurait pas de sujet tabou" mais Pascal Nyabenda, président du CNDD-FDD, le parti présidentiel, avait exclu d'évoquer les questions du report de la présidentielle ou du troisième mandat.

Le mouvement de contestation né fin avril de la volonté de M. Nkurunziza de briguer un troisième mandat - inconstitutionnel selon ses adversaires - a été émaillé de violences meurtrières qui ont fait plus de 80 morts.

Les violences se sont intensifiées ces dernières semaines et le week-end dernier l'armée a affronté un groupe armé dans le nord du pays, dans des provinces frontalières du Rwanda et de la République démocratique du Congo (RDC).

Avec AFP

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