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Poursuite des frappes contre l'Etat islamique


Kobane, en Syrie, localité que cherchent à prendre les militants de l'Etat islamique

Kobane, en Syrie, localité que cherchent à prendre les militants de l'Etat islamique

Les combats se sont poursuivis lundi entre les militants de l'État islamique (EI) et des milices locales kurdes dans le nord de la Syrie. La Turquie a renforcé ses troupes le long de la frontière alors que l'EI tentait d'avancer sur la ville syrienne de Kobane, également connue sous le nom d’Ain al-Arab, pour la seconde semaine consécutive.

Les affrontements provoquent un exode continu de Kurdes syriens vers la Turquie. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), des positions de l’EI dans les provinces syriennes d'Alep, Raqqa et de Deir el-Zour, ont fait l’objet de raids aériens durant la nuit de dimanche à lundi. Ce qu'a confirmé le Commandement central des forces américaines (CentCom).

Une coalition sous commandement américain mène une campagne de frappes aériennes en Syrie et en Irak pour aider les forces kurdes et irakiennes à regagner du terrain face aux militants.

L’EI s’est emparé de vastes territoires en Irak et en Syrie depuis le début de l’année. Le président Barack Obama a reconnu à ce sujet que les Etats-Unis ont « sous-estimé » la milice, et « surestimé » la capacité de l'Irak à les combattre.

Dans une interview avec le programme télévisé « CBS Sunday », M. Obama a fait valoir qu’il est faux de dire aujourd’hui que si seulement les Etats-Unis avaient armés les rebelles syriens modérés, il a deux ans, la Syrie se porterait beaucoup mieux actuellement.

Le président américain a estimé que la crise actuelle a pour origine en partie l’incompétence de l’ex-Premier ministre irakien Nouri al-Maliki. Ce dernier, a-t-il estimé, aurait pu unir le pays, mais a recherché au contraire à consolider le pouvoir des chiites aux dépends des sunnites.

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