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Pour Samba Panza, les troubles à Bangui étaient "une tentative de prise de pouvoir par la force"


Cathérine Samba Panza, à gauche, présidente de la Centrafrique et Ban Ki-moon, à droite, secrétaire général des Nations unies lors de la 70e session de l'Assemblée shakes hands with the head of state of the transitional government of the Central African Republic Catherine Samba-Panza ahead of the United Nations General Assembly at the U.N. headquarters in New York, Sept. 24, 20

Cathérine Samba Panza, à gauche, présidente de la Centrafrique et Ban Ki-moon, à droite, secrétaire général des Nations unies lors de la 70e session de l'Assemblée shakes hands with the head of state of the transitional government of the Central African Republic Catherine Samba-Panza ahead of the United Nations General Assembly at the U.N. headquarters in New York, Sept. 24, 20

Un calme apparent règne jeudi dans la capitale centrafricaine. Mais la présidente de la transition parle d’"une manipulation savamment orchestrée d'une partie de la population".

Mme Samba Panza a dû interrompre sa participation à la 70e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, à New York.

Dans son premier discours depuis son retour au pays, Samba Panza indique la manipulation visait "à se soulever et à faire resurgir les conflits interconfessionnels (...) avec en toile de fond, le soulèvement de la population contre les forces internationales et certains pays amis".

"Il s'agissait ni plus ni moins d'une tentative de prise de pouvoir par la force", a soutenu Mme Samba Panza sans en citer les auteurs.

Des violences ont secoué Bangui pendant quatre jours après le meurtre d'un jeune musulman conducteur de moto-taxi.

Au moins 36 morts et près de 30.000 déplacés ont été enregistrés depuis samedi lors de ces violences qui avaient paralysé.

Lundi, au cours de la manifestation qui s'est dirigée vers le palais présidentiel aux cris de "Panza dégage", beaucoup d'anti-balaka et de "bozizistes" étaient présents.

Jeudi une calme apparent règne dans la vielle mais la tension reste perceptible, notamment autour du quartier du PK-5, quartier commerçant qui représente le dernier bastion des musulmans restés dans Bangui et épicentre de toutes les flambées de violences dans la capitale.

Selon l'AFP, Samba Panza faisait allusion, dans son discours, aux ex-présidents François Bozizé et Michel Djotodia: le premier a été renversé en mars 2013 par le second à la tête de la Séléka, un conglomérat de rebelles nordistes et de mercenaires étrangers qui ont terrorisé et mis à sac Bangui, avant d'en être chassés par la force française Sangaris en décembre 2013.

Les deux, exilés dans des pays africains, sont sous le coup de sanctions internationales. Ils disposent de relais à Bangui, notamment François Bozizé, resté au pouvoir dix ans, et qui veut se présenter à la prochaine présidentielle. Le gouvernement de transition lui a répondu en août que cela était impossible en raison des sanctions internationales: il est accusé d'avoir armé les milices anti-balaka, animistes et chrétiennes, qui, sous couvert de combattre la Séléka, ont traqué et tué les musulmans de Bangui au long de l'année 2014.

Avec AFP

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