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Pour l'entourage d'Ali Bongo, son second septennat sera celui d'un "gouvernement d'ouverture"


Le président Ali Bongo Ondimba parle aux membres de son parti à Libreville, le 28 août 2016.

Le président Ali Bongo Ondimba parle aux membres de son parti à Libreville, le 28 août 2016.

L'entourage d'Ali Bongo Ondimba a évoqué un gouvernement d'ouverture et émis une nouvelle critique envers la France mardi, avant l'investiture du président du Gabon pour un second septennat après sa réélection toujours contestée par l'opposition.

"On veut aller vite. Il faut mettre en place un nouveau gouvernement", a déclaré à la presse le porte-parole du gouvernement, Alain-Claude Bilie-By-Nze, à des journalistes tandis que les invités arrivaient pour la prestation de serment au palais présidentiel du bord de mer.

L'homme fort de la communication présidentielle a évoqué la mise en place d'"un gouvernement d'ouverture en fin de semaine ou au début de la semaine suivante".

Ali Bongo a lui-même lancé un appel à un "dialogue politique" dès la validation de sa réélection par la Cour constitutionnelle, qui a rejeté vendredi la requête de son rival Jean Ping, qui ne s'est pas prononcé sur cette main tendue.

Quelques présidents africains - Mali, Niger, Togo et Sao Tomé - devaient assister à la prestation de serment de M. Bongo, 57 ans, devant les corps constitués du Gabon (Assemblée, Sénat, Cour constitutionnelle, commission électorale...).

La France est représentée par son ambassadeur à Libreville tout comme les Etats-Unis.

"Qu'ils viennent ou pas ça ne change rien puisque la France n'a plus de diplomatie. C'est Bruxelles qui donne le la", a commenté M. Bilie-By-Nze.

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a regretté samedi que l'examen des recours n'ait pas levé "tous les doutes" sur la réélection du président gabonais, appelant l'opposition à "récuser l'action violente".

Les observateurs électoraux de l'Union européenne ont aussi "regretté" dimanche que la Cour constitutionnelle "n'ait pas été en mesure de rectifier de manière satisfaisante les anomalies observées" lors du scrutin présidentiel du 27 août.

Libreville était calme et les habitants vaquaient normalement à leurs activités mardi matin avant la prestation de serment.

Avec AFP

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