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Possible transmission d'un individu à l'autre de la grippe H7N9


Collecte de volailles contaminées au virus H7N9 à Guangzhou, en Chine

Collecte de volailles contaminées au virus H7N9 à Guangzhou, en Chine

La souche H7N9 de la grippe aviaire ne se transmettrait plus seulement lors d'un contact avec des animaux contaminés. Elle pourrait également se propager d’un être humain à l’autre, a reconnu jeudi un haut responsable des services de santé publique chinois.

Il n'y a aucune raison de craindre une pandémie, a tenu à préciser Feng Zijian, directeur du Centre chinois pour le contrôle et la prévention des maladies. Néanmoins, la transmission de la souche H7N9 de la grippe aviaire d’une personne à l’autre est possible en théorie, mais très sporadique.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a pour sa part souligné qu’une partie des personnes ayant testé positif au virus H7N9 en Chine n'avaient pas été en contact avec de la volaille.
La Chine a signalé au moins 17 décès depuis que le virus a été détecté chez l'homme pour la première fois en mars. Au total, plus de 80 personnes ont été infectées, la plupart dans la métropole de Shanghai et la région proche.

On pensait initialement que le virus n’avait été transmis aux êtres humains que par la volaille. Ce type de virus a une capacité de propagation considérablement réduite. Mais finalement, les responsables ont admis que 40 pour cent des personnes infectées ne semblaient avoir eu aucun contact avec de quelconques oiseaux.
Une petite chinoise s'est remise du virus H7N9 de la grippe aviaire, mais la Chine évoque plus de 80 morts

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John Oxford, professeur de virologie à l'Université Queen Mary de Londres, n’est pas trop inquiet. Il ne pense pas pour l’instant, a-t-il confié à la Voix de l’Amérique (VOA), que la situation puisse échapper à tout contrôle. Il se pourrait d’ailleurs d’un grand nombre de personnes infectées n’aient jamais fait le rapport avec les oiseaux avec lesquels ils auraient pu entrer en contact avant de tomber malades.

« Il se pourrait qu’elles aient attrapé le virus par l’intermédiaire d’un ami qui travaille avec des poulets, et dont les mains étaient couvertes de duvet de poulet », explique en substance le professeur Oxford. « Donc, ce n'est pas nécessairement une transmission réelle de personne à personne, les deux malades ont en fait été contaminés par la même source », ajoute-t-il.

Les experts sanitaires, dont ceux de l’OMS, s’intéressent au cas d’une Chinoise de 87 ans, la toute première à décéder du virus H7N9, car l’un de ses fils est par la suite tombé malade. Il s’est remis, mais l’un de ses frères est décédé, même si l’on ignore toujours dans quelles circonstances.

Les autorités chinoises disent enquêter et certains experts redoutent que Pékin ne soit pas motivé à reconnaitre l’ampleur de l’épidémie, vu son impact sur l’économie, les volailles devant être exterminées par dizaines de millions. La crainte d’une contamination peut également entraver le tourisme et affecter pratiquement tous les secteurs de l’économie.

Entre-temps les efforts se poursuivent pour mettre au point un vaccin. On pense que c’est la toute première fois que des êtres humains tombent malades du virus H7N9 qui jusqu’à présent, n’avait affecté que les oiseaux et volailles.
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