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Porto Rico veut obtenir une réduction de dette de 22,7 milliards de dollars


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L'archipel américain, en proie à une grave crise économique, veut obtenir une réduction sur sa dette principale qui s'élève à près de 50 milliards.

En prélude à de difficiles négociations avec leurs créanciers, les autorités porto-ricaines proposent une opération d'échange de titres de dette qui leur permettra de continuer à fournir "des services essentiels" à la population, selon le plan dévoilé lundi.

Croulant sous un endettement total de quelque 70 milliards de dollars, ce territoire américain dans les Caraïbes a mis en garde contre une "crise humanitaire" s'il était dans l'incapacité de payer les retraites ou les services de santé de ses administrés.

"Une crise de cette magnitude doit être réglée de concert sans quoi nous manquerons l'opportunité (...) de sortir de la spirale d'une économie stagnante, de déficits sans fin et de dette en hausse", a estimé le secrétaire général du territoire Victor Suarez, cité dans le document publié lundi.

Aux termes du plan et qui ne porte que sur la dette principale, les créanciers devront accepter de recevoir de nouveaux titres qui garantiront "obligatoirement" le remboursement de 26,5 milliards de dollars à des conditions favorables: les intérêts ne seront versés qu'à partir de janvier 2018 et le remboursement du principal ne commencera qu'en 2021.

Les créanciers obtiendraient également pour 22,7 milliards de dollars d'obligations qui ne seront, eux, remboursables, que dans dix ans et à la condition expresse que les recettes de l'administration porto-ricaine dépassent les projections actuelles grâce "à la croissance économique".

Porto Rico a été en récession pendant la quasi-totalité de la dernière décennie.

Ces propositions scelleraient également le fait que la charge de la dette porto-ricaine ne dépassera pas 15% des recettes fiscales de l'île contre 36% actuellement, un niveau jugé "intenable" par les autorités.

La dette porto-ricaine est détenue en grande partie par des fonds de pension américains qui ont investi en masse dans cet archipel autrefois prospère.

Avec AFP

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