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Le porte-avions Charles-de-Gaulle en route vers la Syrie où 33 djihadistes de l'EI sont morts depuis 72 h


Le porte-avions Charles-de-Gaulle, dans le golfe Persique, le 17 mars 2015. (AP Photo/Hasan Jamali)

Le porte-avions Charles-de-Gaulle, dans le golfe Persique, le 17 mars 2015. (AP Photo/Hasan Jamali)

Alors que 33 djihadistes du groupe EI sont morts depuis 72 h dans des frappes russes et françaises en Syrie, le porte-avions Charles-de-Gaulle a appareillé mercredi du sud de la France.

Le porte-avions français Charles-de-Gaulle avec 26 chasseurs à bord a appareillé mercredi de Toulon (sud-est de la France) pour se rendre en Méditerranée orientale afin de participer à la lutte contre le groupe Etat islamique, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après les attentats meurtriers de vendredi, le président français François Hollande "a décidé d'engager" le groupe aéronaval "en Méditerranée orientale, avant de lui faire rallier, le cas échéant, le golfe arabo-persique", a indiqué l'amiral René-Jean Crignola, commandant du groupe aéronoval, avant l'appareillage.

Le Charles-de-Gaulle et ses 26 chasseurs -18 Rafale et huit Super-Etandard - ne mettra que quelques jours pour se rendre sur cette zone, au large de la Syrie ou du Liban, contre environ un mois pour rejoindre le golfe arabo-persique, sa mission initiale.

"Dans les jours qui viennent, l'arrivée sur le théâtre des chasseurs du groupe aérien embarqué, va tripler les capacités actuelles d'action de la France", a souligné M Crignola, qui commande la totalité de la Task Force 476, comprenant, outre le groupe aéronaval français, plusieurs navires étrangers, parmi lesquels une frégate britannique et une autre belge, le Léopold Ier.

Raqa massivement bombardée

C'est la troisième mission du porte-avions français dans cette zone lors des deux dernières années.

Deux jours après les attaques de Paris et Saint-Denis, l'aviation française a massivement bombardé dimanche soir Raqa, capitale de facto du groupe Etat islamique (EI) dans le nord de la Syrie.

Dans un raid d'une ampleur sans précédent depuis les premières frappes françaises en Syrie fin septembre, dix chasseurs-bombardiers ont largué 20 bombes sur un poste de commandement et un centre d'entraînement de l'Etat islamique (EI).

"Nous poursuivrons ces frappes au cours des semaines à venir (...) Il n'y aura aucun répit ni aucune trève", avait martelé le président Hollande devant les parlementaires.

"La France est en guerre (...) Nous sommes dans une guerre contre le terrorisme jihadiste qui menace le monde entier", avait-il dit.

Refuge à Mossoul

Les frappes aériennes menées par la France et la Russie au cours des dernières 72 heures dans le nord de la Syrie ont causé la mort de 33 jihadistes du groupe Etat islamique (EI), a affirmé mercredi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"Le nombre limité de tués s'explique par le fait que les jihadistes avaient pris leurs précautions. Il n'y avait que des gardes autour des dépôts et des casernes et le plus grand nombre ont été tués sur les barrages de contrôle", indique l'OSDH.

En tout cas, selon l'OSDH, de nombreuses familles de combattants étrangers ont quitté la ville pour trouver refuge à Mossoul en Irak, autre fief de l'EI.

Avec AFP

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