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Plusieurs morts dans un attentat-suicide au Nigeria


Des images d'archives d'un attentat dans un marché dans l'Etat d'Adamawa

Des images d'archives d'un attentat dans un marché dans l'Etat d'Adamawa

L’attentat a été commis par un jeune garçon, causant la mort de plus de 10 personnes, sur un marché très fréquenté de Gombi, dans l'Etat d'Adamawa, dans le nord-est du Nigeria.

Le jeune kamikaze avait environ 12 ans, selon un témoin que cite l’AFP.

"Il y a eu un attentat-suicide dans le secteur de la vente des céréales du marché vers midi", a confirmé Adamu Ahmad, un responsable de la sécurité à Gombi.

Au moins 11 personnes ont été tuées et de nombreuses autres blessées, selon Mustapha Jalo, un commerçant qui se trouvait sur les lieux.

M. Jalo affirme avoir entendue "une énorme explosion en provenance du rayon des céréales".

"Nous sommes nombreux à nous être précipités sur place et nous avons trouvé un carnage : des gens étaient étalés partout", a-t-il poursuivi.

L'Adamawa est un des trois Etats les plus durement touchés par l'insurrection des islamistes de Boko Haram qui a fait plus de 17.000 morts et 2,6 millions de déplacés au Nigeria depuis 2009.

Gombi, qui se trouve à environ 120 km au nord de Yola, la capitale de l'Adamawa, a déjà été le théâtre de nombreuses attaques islamistes. Le vendredi, jour de marché, "des milliers de personnes de toute la région" s'y pressent, a précisé M. Ahmad.

Selon un décompte de l'AFP, plus de 1.650 personnes ont été tuées par Boko Haram depuis l'entrée en fonction du président Muhammadu Buhari en mai dernier.

M. Buhari, qui a promis de mettre un terme à l'insurrection islamiste, a estimé le mois dernier que Boko Haram était "techniquement" vaincu. Mais les attentats n'ont pas cessé pour autant.

Mercredi, c'est la ville de Chibok, dans l'Etat voisin de Borno, qui a été touchée par un triple attentat suicide où ont péri au moins 13 personnes.

Chibok a été la cible tristement célèbre du groupe jihadiste, qui avait attaqué une école de jeunes filles en avril 2014 et enlevé 276 d'entre elles. 219 d'entre elles sont toujours prisonnières et sont apparues pour la dernière fois dans une vidéo diffusée en mai. Cet enlèvement de masse avait soulevé une vague d'indignation mondiale.

Avec AFP

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