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Pistorius: des groupes réclament des sanctions plus sévères en cas d'abus contre les femmes


Oscar Pistorius en 2013.

Oscar Pistorius en 2013.

Certains Sud-Africains veulent que la Justice envoie un message « fort » sur la violence contre les femmes, à l'occasion du procès d'Oscar Pistorius, qui s'ouvrira le 3 mars prochain.

Un an après que le sprinter paralympique Oscar Pistorius eut tué sa petite amie, Reeva Steenkamp, des voix de font entendre pour réclamer des sanctions plus sévères en cas de violence contre les femmes.

Steenkamp, une mannequin âgée de 29 ans, a été abattue de trois balles dans la salle de bain de l’apartement de Pistorius, quelques heures avant l'aube de la Saint Valentin en 2013.

Le double amputé des jambes, surnommé « Blade Runner », à cause de ses prothèses de carbone, a déclaré avoir pris Steenkamp pour un intrus. Son procès doit s’ouvrir le 3 mars prochain.

Certains Sud-Africains veulent que la Justice envoie un message « fort » à cette occasion. « Nous souhaiterions que ce type de cas puisse être résolu rapidement, que de nombreuses condamnations soient prononcées, et que tous ceux qui songent à abuser d’une femme réfléchissent deux fois avant même de le faire » a déclaré en substance Faith Mazibuko de l’organisation Executive Council of Safety and Security.

Vendredi, Pistorius s’est prononcé pour la première fois sur la mort de Steenkamp.

Dans un message posté sur son compte Twitter, il a dit qu'il resterait « traumatisé » à vie par le drame qui avait éclaté ce jour-là.

Il risque une peine de réclusion d’au moins 25 ans, mais pourrait également être condamné à la perpétuité s'il est reconnu coupable d’assassinat prémédité.
Pistorius, qui est âgé de 27 ans, doit également répondre d’autres chefs d’accusation liés aux armes à feu.

Un juge rendra le verdict, le système juridique sud-africain ne prévoyant pas de jury.

Des manifestants ont demandé vendredi une justice transparente face à l’ancien héros sportif. « Ils ne devraient pas le faire à huis clos, même si c'est légal », a déclaré Patricia Chueu de l’African National Congress Women's League.
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