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Perquisition dans les bureaux de RFE/Radio Liberty en Azerbaïdjan


La perquisition fait suite à l'arrestation de Khadija Ismayilova, une journaliste azeri qui avait enquêté sur la corruption au sein du gouvernement

La perquisition fait suite à l'arrestation de Khadija Ismayilova, une journaliste azeri qui avait enquêté sur la corruption au sein du gouvernement

Radio Free Europe/Radio Liberty a précisé qu’une dizaine de responsables du Parquet, appuyés par des policiers armés, sont entrés dans ses locaux à Bakou, la capitale.

En République d'Azerbaïdjan, les autorités ont perquisitionné vendredi les bureaux de Radio Free Europe, média américain financé par le gouvernement des Etats-Unis. Le Parquet général d'Azerbaïdjan a évoqué, pour justifier son comportement, une décision de la justice« de fermer le bureau ».

Radio Free Europe/Radio Liberty a précisé qu’une dizaine de responsables du Parquet, escortés par des policiers armés, sont entrés dans ses locaux à Bakou, la capitale. Le groupe a publié une photo montrant une vingtaine de membres de son personnel dans ses locaux, pendant leur fouille par les autorités. L'enquête des autorités porterait sur le fait qu’il s’agit d’une « entité financée par l'étranger ».

Le rédacteur en chef de Radio Free Europe/Radio Liberty, Nenad Pejic, a qualifié le raid de « violation flagrante de chaque engagement et norme internationaux que l’Azerbaïdjan s’est engagé à respecter ».

Le 5 décembre, Khadija Ismayilova, une journaliste azeri qui figure sur la liste des 100 héros de l’information de l’ONG Reporters sans frontière (RSF), a été placée en détention provisoire pour une durée de deux mois par le gouvernement. Elle est officiellement accusée d’avoir « incité au suicide » un de ses collègues au motif qu’elle l’aurait licencié lorsqu’elle dirigeait l’antenne locale de Radio Free Europe. L’homme aurait tenté de mettre fin à ses jours il y a deux mois.

Les responsables américains ont appelé à la libération immédiate de Mme Ismayilova, affirmant que sa détention était l’ultime tentative du gouvernement azéri pour faire taire ses détracteurs et restreindre la liberté de la presse.

M. Pejic a déclaré que les accusations portées contre Mme Ismayilova font partie d'une « campagne de deux ans pour faire taire une journaliste qui a enquêté sur la corruption au sein du gouvernement et sur les abus des droits humains en Azerbaïdjan ».

La journaliste azerbaïdjanaise a enquêté sur l’accaparement des richesses du pays par le clan du président-autocrate. Le bureau d’Ilham Aliyeva a, dans le passé, accusé Mme Ismayilova de trahison.

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