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Etats-Unis: le PEPFAR efficace contre le VIH/Sida selon des experts et des législateurs


Un centre de formation aux soins des personnes atteintes du VIH/Sida en Afrique du Sud, projet partiellement financé par le PEPFAR (Archives)

Un centre de formation aux soins des personnes atteintes du VIH/Sida en Afrique du Sud, projet partiellement financé par le PEPFAR (Archives)

Le président de la Commission, le démocrate Howard Berman de Californie, a soutenu que dans le taux général des nouvelle infections au VIH a ralenti et que les taux de prévalence se stabilisent. Mais il a rappelé les défis à relever et l’ampleur de la pandémie.

Des législateurs et des experts de la santé ont loué le succès du PEFPAR, le Plan d’urgence du président pour la lutte contre du VIH/Sida. Ils s’exprimaient devant la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants.

Lancée sous l’ancien président George W Bush en 2003, cette initiative constitue, au niveau mondial, le plus grand effort d’un seul pays contre une seule maladie. L’initiative cible des pays d’Afrique, d’Asie, d’Asie du sud et la Caraïbe.

« Aujourd’hui, plus de 2,5 millions de personnes qui, sans le PEPFAR, seraient être mortes du Sida, sont vivantes, productives et en bonne santé », a souligné le directeur des Centres pour la prévention et la surveillance des maladies, Thomas Frieden.

Il ajoute que l’année dernière seulement, 100 000 bébés qui auraient pu être infectés par leur mères séropositives ont échappé au virus grâce au PEPFAR.

Mais malgré ces réussites, a-t-il dit, deux défis restent à relever.

« Premièrement, nous devons optimiser la durabilité du traitement et la maitrise des coûts pour atteindre un plus grand nombre de personnes. Et deuxièmement, nous devons porter la prévention à un niveau supérieur », a expliqué M. Frieden.

Le directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses, Anthony Fauci, a déclaré, de son côté, que des progrès énormes sont réalises avec les médicaments antirétroviraux depuis que le virus été découvert en 1981 par le CDC.

« Si je reçois un jeune de 20 ans nouvellement infecte dans ma clinique demain et je lui administre ce médicament, je pourrais en toute confiance l’assurer que s’il respecte le régime, on pourra mathématiquement prédire qu’il vivra encore 50 ans », s’est réjoui M. Fauci.

Le président de la Commission, le démocrate Howard Berman de Californie, a soutenu que dans le taux général des nouvelle infections au VIH a ralenti et que les taux de prévalence se stabilisent. Mais il a rappelé les défis à relever et l’ampleur de la pandémie. « Nous avons toujours 33,4 millions de personnes qui vivent avec le Sida dans le monde. Seules 42% ont accès au traitement », a-t-il dit.

Le député républicain Chris Smith du New Jersey a exprimé quelques préoccupations au sujet du PEPFAR, y compris son inclusion, par l’administration Obama, dans la nouvelle Initiative Mondiale de Sante ou IMS. Le député Smith, qui est contre l’avortement, s’est aussi inquiété que plusieurs ONG étrangères impliquées dans le planning familial soutiennent activement l’accès à l’avortement.

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