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Péninsule de Bakassi: un an déjà d'aministration camerounaise


La pêche et le pétrole font la richesse de la péninsule de Bakassi

La pêche et le pétrole font la richesse de la péninsule de Bakassi

Cela fait un an que le Cameroun a pris le contrôle total de la péninsule de Bakassi au Nigeria, conformément à un arrêt de la Cour internationale de Justice. Mais la majorité des 300.000 habitants de la région se considèrent toujours comme les Nigérians.

Pour encourager les populations camerounaises à occuper ce territoire riche en pétrole et produits halieutiques, les autorités camerounaises sont d’avis qu’il faut susciter des migrations vers cette péninsule. A cette fin, le gouvernement encourage déjà les pêcheurs camerounais à s’y installer.

« Environ 99 % des pêcheurs sont des Nigérians et je veux être très franc : le Nigeria représente un grand marché. Mais nous ne disposons pas encore d’un bon marché pour notre poisson », explique Aboko Patrick, un Camerounais.

A noter qu’une certaine confusion persiste parmi les populations quant à leurs obligations vis-à-vis du fisc camerounais.

Un homme d’affaire, Amadi Cletus, explique qu’au Nigéria, les petits commerces et les vendeurs de stands sont exemptés d’impôts, ce qui n’est pas le cas au Cameroun.

« Quand ils étaient sous le système nigérian, ils ne payaient pas d'impôts » note M. Cletus. « Les autorités devraient au moins nous aider financièrement afin que nous puissions sensibiliser les Nigérians de la péninsule de Bakassi sur la situation, pour qu’ils n’aient pas d’ennuis ».

Conformément à l’Accord de l’Arbre vert (« Green Tree ») signé le 12 juin 2006 à New York entre l’ancien président nigérian, Olusegun Obasanjo, et son homologue camerounais, Paul Biya, en présence du secrétaire général des Nations unies (ONU), Kofi Annan, le Cameroun avait accepté la mise en place d’une période de transition de cinq ans, durant laquelle les habitants de la péninsule seraient exemptés d’impôts, la date butoir étant décembre 2014.

De toute évidence, souligne Chamberlain Ntou'ou, un responsable de l’administration à Ndian, les populations se sont habituées au nouveau statu quo et doivent maintenant respecter les nouveaux règlements.

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