Liens d'accessibilité

Pelletier: la souffrance dans l'est de la RDC a « trop longtemps duré »


Bosco Ntaganda a demandé lui-même à être transféré à la CPI, a confirmé le département d'Etat américain

Bosco Ntaganda a demandé lui-même à être transféré à la CPI, a confirmé le département d'Etat américain

Les Etats-Unis ont confirmé mercredi qu’ils faciliteraient le transfèrement à la Haye de Bosco Ntaganda, recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

L’ex rebelle du M23 s’est rendu à l’ambassade des Etats-Unis à Kigali lundi, après avoir passé la frontière est de la République démocratique du Congo (RDC) avec des centaines d’hommes de sa faction, mise en déroute par une autre faction du M23 dirigée militairement par Sultani Makenga.

A l’occasion d’une conférence de presse sur l’affaire Ntaganda, Michael Pelletier, le sous-secrétaire d'Etat adjoint à la diplomatie publique et aux affaires africaines, a confirmé que Ntaganda a demandé lui-même à être transféré à la CPI.

« On ne sait pas pourquoi il a décidé de se rendre » a dit M. Pelletier à la Voix de l’Amérique (VOA). « On sait seulement qu’il est arrivé à l’ambassade à Kigali le 18 mars et quand il est arrivé il a demandé aussitôt d’être livré à la Cour pénale internationale. Et donc c’est sur cela qu’on travaille actuellement » a poursuivi le sous-secrétaire d’Etat adjoint.

En ce qui concerne le gouvernement de Kigali, « Il n’est pas question de blocage » a souligné M. Pelletier. « Il est surtout question de procédure qu’il faut suivre. Il y a plusieurs pays concernés par le transfert de Bosco à la cour. Cela va prendre un peu de temps mais tout le monde y travaille » a ajouté le diplomate.

Tout permet de croire jusqu’à présent que toutes les parties vont coopérer pour faciliter le transfèrement à la CPI. « Tout le monde travaille dans le même but » a dit M. Pelletier.

Se félicitant à l’avance du transférement, le sous-secrétaire d’Etat adjoint a noté que les Etats-Unis estiment que cela « peut être le début d’une reconstruction de confiance entre tous les pays et tous les gens dans la sous-région. Cela peut être le début d’une solution où l'on voit qu’il n’y a pas d’impunité. Il y a une responsabilisation de ceux qui sont responsables pour les crimes contre l’humanité ».

On sait que les groupes et organisations de la sous-région étudient les moyens de faire avancer la paix, a dit encore le diplomate américain. « Il y a beaucoup d’efforts, je crois, en ce moment » a-t-il noté, insistant sur le fait que « la souffrance des gens dans cette région du monde, la violence dans cette région du monde, a trop longtemps duré et vraiment, maintenant, il faut trouver une solution pour cette région ».
XS
SM
MD
LG