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La Haye saisit la justice contre le développeur de Pokémon Go


Un joueur Pokemon Go consulte son téléphone tout en marchant.

Un joueur Pokemon Go consulte son téléphone tout en marchant.

La ville de La Haye a introduit une action en référé contre Niantic, le développeur américain de la célèbre application de jeu Pokémon Go, après que ses demandes pour réguler des hordes de joueurs sur une plage protégée sont restées sans réponse.

La municipalité a déclaré jeudi dans un communiqué qu'elle désirait "interdire ces petits animaux virtuels dans les endroits naturels protégés et dans les rues entre 23h et 7h".

Depuis août, des centaines de joueurs se retrouvent quotidiennement à la plage de Kijkduin, dans la banlieue de La Haye : un relai y attire, assurent-ils, les pokémons les plus recherchés en grande quantité.

Le principe de Pokémon Go est en effet d'attraper, grâce à son smartphone, des créatures virtuelles cachées dans le monde réel que l'on voit sur son écran grâce à la technologie de la réalité augmentée.

Bien que les joueurs, qui viennent parfois de loin, fassent le bonheur des commerçants, les habitants de cette petite cité balnéaire d'ordinaire paisible se plaignent du tapage et des déchets laissés par ces chasseurs d'animaux virtuels.

La municipalité, de son côté, s'inquiète des dommages causés par les joueurs aux dunes et autres endroits protégés.

Avec cette plainte, sur laquelle les délibérations auront lieu le 11 octobre, "Kijkduin reste attractif pour les chasseurs de pokémons mais le tapage pour les habitants et les dommages aux endroits protégés resteront limités", a-t-elle affirmé.

La ville affirme avoir essayé d'entrer en contact avec Niantic depuis la mi-août mais sans succès : "nous n'avons donc pas d'autre choix".

The Pokemon Company qui détient la marque Pokémon avait déclaré en août à l'AFP que Niantic centralisait les demandes de retrait ou d'ajout d'un pokéstop ou d'une arène et profitait des mises à jour de l'application pour retirer des lieux.

Les dernières mises à jour ont ainsi vu disparaître de l'application les mémoriaux d'Hiroshima et de la Shoah, par exemple. En Pologne, l'ancien camp d'extermination nazi d'Auschwitz-Birkenau, aujourd'hui un musée, a également demandé à ne plus figurer dans le jeu.

Avec AFP

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