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Pas de défaite de l'Etat Islamique en Libye sans armée unifiée selon le chef du gouvernement d'union nationale


Le ministre libyen Fayez al-Sarraj à gauche, avec le secrétaire d'État américain à droite à Vienne, le 16 mai 2016.

Le ministre libyen Fayez al-Sarraj à gauche, avec le secrétaire d'État américain à droite à Vienne, le 16 mai 2016.

Le chef du gouvernement d'union nationale en Libye a déclaré que seule une armée réunissant toutes les forces du pays peut vaincre l'organisation Etat islamique (EI) qui a profité de l'anarchie dans ce pays pour s'implanter.

"Nous sommes convaincus qu'il ne peut y avoir de solution pour venir à bout de cette organisation (l'EI) sinon à travers un commandement militaire unifié qui rassemble les Libyens de toutes les régions du pays", a affirmé Fayez al-Sarraj, répondant dimanche à des questions écrites de l'AFP.

La Libye, où l'accès aux armes est facile, est plongée dans le chaos et minée par les luttes de pouvoir.

Malgré l'installation depuis fin mars à Tripoli d'un gouvernement d'union (GNA), soutenu par la communauté internationale, M.Sarraj peine à étendre son autorité à l'ensemble du territoire.

Il est néanmoins soutenu par des milices de l'ouest de la Libye, formées d'anciens rebelles ayant combattu en 2011 le régime du dictateur Mouammar Kadhafi et ayant refusé par la suite de déposer les armes.

Mais dans l'est de la Libye, des forces composées de milices et d'unités de l'armée libyenne, demeurent loyales à des autorités non reconnues, sous le commandement du général controversé Khalifa Haftar.

Le 12 mai, les forces alliées au GNA ont lancé une vaste offensive pour reprendre à l'EI la ville côtière de Syrte, son principal bastion en Libye depuis juin 2015. Syrte est situé à 450 km à l'est de Tripoli.

L'offensive a permis aux forces progouvernementales de reprendre plusieurs localités et positions occupées par l'EI sur leur chemin depuis la ville de Misrata, siège du commandement de l'opération militaire, jusqu'à Syrte où elles ont pu entrer le 9 juin avant d'y encercler les jihadistes.

Mais ces forces ont été ralenties ces derniers jours dans leur progression à Syrte par les contre-offensives de l'EI.

M. Sarraj a expliqué que "le ralentissement de la progression des forces progouvernementales est du à notre souci pour la sécurité des civils que l'EI n'a pas hésité à utiliser comme boucliers humains".

Il y aurait à Syrte quelque 30.000 civils, selon des sources militaires des forces du GNA.

"La victoire n'est qu'une question de temps. Espérons qu'il soit très court", a-t-il assuré.

Avec AFP

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