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Paris, préoccupé par la situation des droits humains au Mali


Diacounda Traoré a dit que les exactions ne seront pas tolérées par les autorités maliennes

Diacounda Traoré a dit que les exactions ne seront pas tolérées par les autorités maliennes

La France a réagi mercredi au rapport du Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme concernant les exactions commises dans ce pays. Le Haut-Commissariat a accusé des soldats maliens d’avoir mené des représailles contre plusieurs groupes ethniques depuis l'intervention des troupes françaises dans le pays le 11 janvier.

Dans un communiqué, le Quai d’Orsay a fait savoir que Paris « demeure préoccupée par la situation des droits de l’Homme au Mali, et notamment les faits d’exactions rapportés par le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme.

« La vengeance ne saurait jamais être une forme de justice » poursuit le communiqué. « L’exacerbation des tensions ethniques est particulièrement inquiétante. Les forces françaises ont reçu pour consigne d’être très attentives aux éventuelles violations des droits de l’Homme et du droit international humanitaire dont elles pourraient avoir connaissance, et de notamment relever tout élément de preuve d’exactions. La France les portera, le cas échéant, à la connaissance des autorités maliennes ».

Si Paris se dit préoccupé, le président intérimaire malien, Diacounda Traoré, n’a pas paru particulièrement troublé par les accusations portées par le Haut-commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme lors de son dernier point de presse.

Néanmoins, les militaires ont reçu des ordres, a-t-il dit. « L’armée malienne aujourd’hui mène une sensibilisation intense des responsables politiques et locaux, mène une campagne intense pour expliquer aux populations que les exactions, les représailles ne seront pas tolérées par les autorités maliennes, par le gouvernement malien, et par moi-même », a dit M. Traoré devant les journalistes à Bamako.
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