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Paris et Ottawa financent la construction des postes frontières au Burkina


Le ministre burkinabè de la sécurité, Simon Compaoré, à droite, visite le site d'une attaque contre un poste de police dans le village de Intagom, 1er juin 2016.

Le ministre burkinabè de la sécurité, Simon Compaoré, à droite, visite le site d'une attaque contre un poste de police dans le village de Intagom, 1er juin 2016.

Selon le ministre burkinabè de la Sécurité, Simon Compaoré, le financement de la construction de postes frontières au Burkina Faso, dans la zone du Sahel frontalière avec le Mali et le Niger, portera sur près de 300.000 euros.

Ladite construction sera financée par le Canada et la France dans ce pays sahélien pauvre d'Afrique de l'ouest confronté depuis 2015 à des attaques jihadistes récurrentes, surtout dans le nord près du Mali et du Niger.

"Toutes les attaques que nous avons subies ces derniers temps se situent principalement dans la zone du Sahel. (...) Ce financement va nous permettre d'avoir des constructions de postes frontières beaucoup plus sécurisés parce qu'à certains endroits nous n'avons que de petits bâtiments, pas de clôture, rien du tout...", s'est félicité le ministre de la Sécurité, Simon Compaoré en signant l'accord de financement qui porte sur 300.000 euros environ.

Quatre militaires et deux civils ont été tués le 12 octobre par des présumés jihadistes au poste frontalier d'Intangom, à cinq kilomètres du Mali et à une vingtaine de km de la frontière avec le Niger. L'attaque a été perpétrée contre un détachement de l'armée burkinabè qui avait relevé au même poste frontière des policiers, victimes quelques semaines plutôt d'une première attaque qui avait fait un mort et trois blessés.

"La construction de ces postes frontaliers est à inscrire dans un vaste programme de plusieurs milliards de francs CFA (millions d'euros). Chaque année, on va construire des brigades de gendarmerie et de police dans le cadre de la stratégie de gestion des frontières", a-t-il ajouté.

"Il y aura également des dispensaires, des écoles pour faire en sorte que les populations frontières soient fixées et aient cette conviction qu'elles font partie intégrante du territoire national", a-t-il précisé à propos de ces régions où une partie des populations est nomade.

"Le Canada est uni avec le Burkina Faso, le Niger et le Mali dans la poursuite d'une plus grande sécurité dans la région", a indiqué l'ambassadeur du Canada au Burkina, Vincent Le Page.

L'ambassadeur français Xavier Lapeyre de Cabanes a estimé "légitime de soutenir les autorités du Burkina Faso pour mettre fin à ces tentatives de déstabilisation".

Ouagadougou abrite des Forces spéciales françaises, fer de lance du dispositif Barkhane de lutte contre les jihadistes dans le Sahel.

Le Burkina Faso a été victime d'une attaque terroriste spectaculaire le 15 janvier 2016. Un commando de trois assaillants avait tué 30 personnes et fait 71 blessés dans le centre de Ouagadougou.

Avec AFP

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