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Espionnage : Paris envoie un émissaire à Washington


Le président américain Barack Obama et son homologue français François Hollande lors du sommet G20 à Brisbane, Australie, le 16 novembre 2014.

Le président américain Barack Obama et son homologue français François Hollande lors du sommet G20 à Brisbane, Australie, le 16 novembre 2014.

La France dépêche aux Etats-UNis son coordonnateur du renseignement, après les révélations de Wikileaks selon lesquelles les Etats-Unis ont espionné les trois derniers présidents français, dont François Hollande.

Le porte-parole du gouvernement français, Stéphane Le Foll, a dit à la presse que cette visite à Washington vise à confirmer que ces activités d’espionnage sont terminées. Il a ajouté qu’instruction a été cependant donnée aux ministres pour qu’ils fassent attention quand ils utilisent leurs téléphones portables. « C’est inacceptable et incompréhensible entre alliés. La France n’espionne pas ses alliés », a encore dit M. Foll.

L’ambassadeur des Etats-Unis à Paris a été convoqué hier au bureau du ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, pour discuter du problème. Et selon la présidence française, « le président … Obama a réaffirmé mercredi par téléphone à son homologue français François Hollande son engagement à "en terminer avec des "pratiques du passé (...) inacceptables entre alliés" en matière d'espionnage. L’échange a été l’occasion d’une mise au point sur les principes qui doivent gouverner les relations entre alliés en matière de renseignement, souligne l’Elysée.

Hier, la Maison Blanche n’a pas répondu directement aux allégations concernant M. Hollande ou ses 2 prédécesseurs. Elle s’est contentée de souligner que les Etats-Unis ne ciblent pas les communications de M. Hollande, et ne le feront pas. Toutefois, Ned Price, le porte-parole de la NSA (l’agence incriminée) a déclaré qu’elle ne procède pas à des activités de surveillance étrangères, à moins qu’il y ait « un objectif de sécurité nationale spécifique et valide ». Précisant que ce critère s’applique à la fois aux leaders du monde et aux citoyens ordinaires.

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