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Le pape appelle les participants aux JO à mener "la bonne bataille"


Le pape François lors de la messe finale pour conclure les Journées mondiales de la Jeunesse a à Cracovie, Pologne, le 31 juillet 2016.

Le pape François lors de la messe finale pour conclure les Journées mondiales de la Jeunesse a à Cracovie, Pologne, le 31 juillet 2016.

Le pape François a appelé mercredi les participants aux JO de Rio à mener la "bonne bataille", en visant non pas les médailles mais la solidarité, dans un monde "malade de cruauté".

"Je souhaite que l'esprit des jeux Olympiques puisse inspirer tous, participants et spectateurs, à mener la bonne bataille et à terminer la course ensemble, avec le désir d'obtenir comme prix non pas une médaille mais quelque chose de plus précieux: la réalisation d'une civilisation dans laquelle règne la solidarité", a déclaré le pontife argentin.

"Le monde a soif de solidarité, de tolérance et de réconciliation", a-t-il insisté lors de son salut aux pèlerins de langue portugaise pendant l'audience générale du mercredi au Vatican. "Nous sommes tous membres d'une unique famille humaine, indépendamment des différences de culture, de couleur de peau ou de religion".

"Et pour les Brésiliens, qui avec leur joie et leur hospitalité caractéristique organisent la Fête du sport, je souhaite que cela soit une opportunité de dépasser les moments difficiles et de s'engager dans un +travail d'équipe+ pour la construction d'un pays plus juste et plus sûr, en pariant sur un avenir plein d'espérance et de joie", a-t-il ajouté.

Le pape François avait auparavant dressé un tableau sombre du monde en évoquant sa visite en silence la semaine dernière dans l'ancien camp nazi d'Auschwitz-Birkenau, où environ 1,1 million de personnes, dont un million de juifs, ont été assassinées pendant la Seconde guerre mondiale.

"Dans ce grand silence, j'ai prié pour toutes les victimes de la violence et de la guerre (...). En regardant cette cruauté, dans ce camp de concentration, j'ai tout de suite pensé aux cruautés d'aujourd'hui, qui lui ressemblent: pas aussi concentrées que dans ce lieu, mais partout dans le monde", a-t-il déclaré.

"Ce monde est malade de cruauté, de douleur, de guerre, de haine, de tristesse", a-t-il martelé devant quelque 6.000 fidèles.

Avec AFP

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