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La Première dame d'Islande reliée à un paradis fiscal


Le président Olafur Ragnar Grimsson et sa femme Dorrit Moussaieff à New York en 2011.

Le président Olafur Ragnar Grimsson et sa femme Dorrit Moussaieff à New York en 2011.

Les médias à l'origine des "Panama Papers" ont révélé que la Première dame d'Islande avait été directement liée à une société des îles Vierges britanniques, le paradis fiscal cité dans le scandale qui a fait chuter le Premier ministre.

Les médias du Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ) ont trouvé le nom de Dorrit Moussaieff, épouse israélo-britannique du chef de l'État, dans les "Swiss Leaks", liste de plus de 100.000 clients de la banque HSBC qui avaient des biens dans les paradis fiscaux.

Mme Moussaieff, 66 ans, est l'une des héritières du groupe de joaillerie du même nom.

Quand il avait déjà été révélé le 25 avril que sa famille avait des intérêts aux îles Vierges britanniques, la présidence islandaise avait indiqué aux médias que la Première dame disait tout ignorer à ce sujet.

Mais d'après le quotidien britannique The Guardian, "des fichiers bancaires qui ont fait l'objet d'une fuite montrent que la Première dame est l'une des trois membres de la famille Moussaieff coactionnaires d'une société des îles Vierges britanniques appelée Jaywick Properties Inc".

Le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung a dit détenir la preuve du "lien entre la Première dame et deux sociétés offshore ainsi que cinq comptes bancaires offshore".

D'après Reykjavik Media, les Moussaieff avaient 80 millions de dollars déposés chez HSBC en 2006-2007.

Dorrit Moussaieff a épousé en 2003 le président islandais Olafur Ragnar Grimsson, qui a déjà enchaîné cinq mandats depuis 1996, et est candidat à un sixième lors d'une élection prévue le 25 juin.

Interrogé sur CNN le 22 avril pour savoir si son nom ou celui de sa famille apparaîtrait dans les "Panama Papers", il avait répondu: "Ce ne sera pas le cas".

L'Islande a été particulièrement secouée par l'enquête journalistique des "Panama Papers", qui a révélé que quelque 600 Islandais avaient eu des intérêts dans les paradis fiscaux.

L'un d'eux était le Premier ministre de centre-droit Sigmundur David Gunnlaugsson, qui a démissionné le 5 avril.

Avec AFP

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