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Ouverture de la première école d'architecture en Côte d'Ivoire


Le pont Henri Konan Bédié à Abidjan, le 15 décembre 2014.

Le pont Henri Konan Bédié à Abidjan, le 15 décembre 2014.

L'Ordre national des architectes a ouvert la première école du pays. Les étudiants n’auront plus besoin d’aller à l'étranger pour apprendre le métier.

Avec sa scène ouverte donnant sur la lagune, le Palais de la Culture d'Abidjan est l'un des beaux édifices de la capitale économique ivoirienne.

"Au début, ils voulaient des plans pour un théâtre fermé. Nous leur avons dit que nous sommes en Afrique. On fait la fête dans des zones ouvertes, pas à l'intérieur (…)", a déclaré l’architecte Francis Sossah, qui a conçu l’édifice.

Il est maintenant professeur à l'école d'architecture qu’il a lancé avec d'autres confrères ivoiriens en Décembre 2015.

L'objectif est de former une nouvelle génération d'architectes pour répondre à la demande du pays. Le professeurs souhaitent que la prochaine génération d'architectes de Côte-d'Ivoire connaisse les besoins spécifiques de construction et du patrimoine de leur pays.

"Nous n’avons pas suffisamment d'architectes. Il y a 25 millions de personnes en Côte-d'Ivoire et 200 architectes. C’est même moins que le nombre d'architectes dans un seul quartier de Paris(…)", déplore M. Sossah.

La première classe a 19 élèves. Jusqu’ici, l'école d'architecture le plus proche était au Togo. Beaucoup d'étudiants sont allés en France ou aux États-Unis pour étudier.

Marie-Danielle Kangah, étudiante, dit qu'elle veut construire de meilleurs logements pour les citadins pauvres.

"Rien n’est réglementé. Vous pouvez construire comme vous voulez, où vous voulez, quand vous voulez. S'il y a une génération d'architectes ivoiriens qui connait les réalités de notre pays, alors nous pourrons aborder ces questions", estime-t-elle.

La formation comprend des excursions afin que les élèves puissent être inspirés.

"Cela nous a permis d'apprendre davantage sur notre patrimoine, comment l'architecture peut être conçue à partir de la terre, les mosquées fabriquées avec de la terre. Nous devons préserver cela et même continuer à le faire(…)", souligne Georges Brou, un étudiant en architecture revenant d'une visite dans le pays.

Les étudiants ont six années d'études devant eux. Un jour, leurs croquis pourront devenir des hôpitaux, des écoles, des bâtiments élevés, et des sites d'intérêt dans toute l’Afrique et dans d'autres régions du monde.

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