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Ouverture le 30 juin d'un nouveau chapitre de négociation avec la Turquie pour son adhésion à l'UE


Un panneau "Vote Leave" est accroché dans le hall du marché à Londres, le 1er juin 2016.

Un panneau "Vote Leave" est accroché dans le hall du marché à Londres, le 1er juin 2016.

L'Union européenne et la Turquie vont ouvrir le 30 juin un nouveau chapitre dans leurs négociations d'adhésion, sur les questions budgétaires, l'une des contreparties au pacte migratoire controversé qu'ils ont signé en mars.

La question de l'adhésion de la Turquie à l'UE est l'un des principaux épouvantails agités par les partisans d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union dans la campagne pour le référendum de jeudi.

Le groupe "Vote Leave" ("Votez pour quitter" l'UE) a diffusé fin mai une affiche sur laquelle on peut voir un passeport britannique en guise de porte ouverte avec écrit à côté : "la Turquie (76 millions d'habitants) rejoint l'UE".

Plusieurs dirigeants européens, à commencer par le Premier ministre britannique David Cameron, mais aussi la chancelière Angela Merkel, soulignent toutefois que cette adhésion n'est "pas à l'ordre du jour" et que ces négociations sont menées "avec une issue ouverte". En arrivant à la tête de la Commission européenne, son président Jean-Claude Juncker a lui exclu tout élargissement avant 2020.

Les négociations en vue d'une adhésion de la Turquie à l'UE, ouvertes en 2005, ont piétiné pendant des années. Mais elles ont été relancées à la faveur d'un rapprochement sans précédent entre Ankara et Bruxelles à l'automne dernier pour tenter d'endiguer l'afflux de centaines de milliers de migrants vers le continent européen.

Le 14 décembre 2015, les 28 pays de l'UE et la Turquie avaient ouvert le chapitre 17, sur la politique économique et monétaire, ce qui portait à 15 le nombre de domaines de négociation sur un total de 35.

Le chapitre 33 qui doit être ouvert le 30 juin, au lendemain d'un sommet de chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE consacré aux suites du référendum britannique, porte sur les questions budgétaires et financières.

Bruxelles et Ankara ont conclu le 18 mars un accord inédit et décrié, prévoyant le renvoi systématique de tous les migrants traversant la mer Egée vers la Turquie, même s'ils demandent l'asile, ce qui a fait chuter de manière spectaculaire les arrivées sur les côtes grecques. En échange, les Européens se sont engagés à accueillir des réfugiés syriens directement depuis la Turquie.

Mais le président turc Recep Tayyip Erdogan a plusieurs fois menacé de dénoncer cet accord s'il n'obtient pas rapidement la suppression des visas pour les courts séjours de ressortissants turcs dans l'UE, également prévue sous certaines conditions.

Avec AFP

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