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Arrestation des responsables des attentats de Kampala


Par la voix du général James Mugira, chef des renseignements militaires, l'Ouganda a annoncé avoir arrêté tous les responsables des attentats suicide du 11 juillet à Kampala.

Quatre Ougandais interpellés ont été présentés aux journalistes. "Il y a quelques jours, trois Kényans ont été inculpés" pour leur implication dans la planification et la logistique des attentats, a rappelé le chef des services de renseignements militaires.

76 personnes ont péri dans l’explosion de deux bombes suicide dans un restaurant éthiopien et un club de rugby, deux lieux où de nombreuses personnes étaient rassemblées pour regarder à la finale de la Coupe du monde de football.

Al-Shabab en Somalie, lié à Al-Qaïda, a revendiqué ces attaques et dit avoir agi en représailles à la participation de l'Ouganda à la force de l'Union Africaine en Somalie (Amisom) déployée à Mogadiscio. Le gouvernement de transition national en Somalie ne contrôle qu'une petite partie de la capitale. Dernièrement, l’Union Africaine a décidé d’augmenter le nombre de troupes dans ce pays, dont la mission est composée actuellement de 6000 soldats.

Pour Alain Charret, chercheur associé au Centre Français de Recherche du Renseignement, après l’Ouganda, il n’est pas improbable qu’al-Shabab frappe de la même manière au Kenya, ce dernier pays frontalier hébergeant un centre d’entrainement pour l’armée du gouvernement de transition nationale de la Somalie. Mais, ajoute-t-il, il est à rappeler qu’il y a une présence militaire internationale en Afrique de l’est, notamment l’Allemagne au Kenya, la France et les Etats-Unis à Djibouti, ces derniers étant déjà intervenu en Somalie pour repousser les islamistes radicaux al-Shabab, a indiqué à la VOA le spécialiste de CF2R.

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