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Le procès de l'opposant ougandais Besigye se tiendra dans un tribunal et non en prison


Le chef de l'opposition ougandaise Kizza Besigye, centre, est arrêté par la police à Kasangati, en Ouganda le 22 février 2016.

Le chef de l'opposition ougandaise Kizza Besigye, centre, est arrêté par la police à Kasangati, en Ouganda le 22 février 2016.

Le procès pour trahison de l'opposant historique ougandais Kizza Besigye devra se tenir dans un tribunal et non dans une prison de haute sécurité comme le réclamait le parquet.

"La cour a décidé que Besigye continuera à être jugé par le tribunal devant lequel il comparaissait", a déclaré à l'AFP un porte-parole du système judiciaire ougandais, Solomon Muyita.

Une requête du parquet pour que M. Besigye soit "jugé dans la prison de Luzira, pour ce que l'Etat appelle des questions de sécurité" a été rejetée, a-t-il précisé.

M. Besigye est brièvement apparu devant le tribunal mercredi avant de retourner à la prison de sécurité maximale de Luzira, dans la capitale Kampala, dans l'attente de sa prochaine comparution le 29 juin.

L'opposant, qui conteste la réélection en février du président Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 30 ans, avait été interpellé le 11 mai après avoir organisé avec son parti une prestation de serment alternative lors de laquelle il avait été "intronisé" président.

Le procès pour trahison de M. Besigye s'était ouvert le 1er juin en son absence, le procureur ayant affirmé qu'il n'avait pas pu être transféré au tribunal en raison d'une "menace spécifique pour la sécurité".

Ce dernier avait alors déposé une requête demandant à ce que la suite du procès ait lieu à Luzira.

Arrivé en deuxième position à l'élection de février, M. Besigye en a rejeté les résultats, accusant le camp présidentiel de fraudes massives.

Ce scrutin, remporté par le président sortant Yoweri Museveni dès le premier tour (avec 60,62% des voix), a été conduit dans une "atmosphère d'intimidation" selon des observateurs internationaux.

La trahison est théoriquement passible de la peine de mort en Ouganda, mais c'est une peine de prison à vie qui est encourue, le pays n'ayant procédé à aucune exécution depuis des années.

M. Besigye avait déjà été inculpé de trahison en 2005 mais les charges contre lui avaient finalement été abandonnées.

Avec AFP

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