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Ouattara promet une présidentielle "totalement apaisée"


Alassane Ouattara, président de la Côte d'Ivoire

Alassane Ouattara, président de la Côte d'Ivoire

Le président ivoirien a fait la promesse à l'issue d'un entretien avec son homologue français François Hollande à l'Elysée.

"Les élections seront totalement apaisées, totalement démocratiques et totalement ouvertes", a-t-il déclaré, parlant de la présidentielle d'octobre prochain.

"Nous nous attelons à cela avec une Commission électorale indépendante et donc des circonstances équitables pour tous les candidats", a poursuivi Alassane Ouattara, qui l'a assuré: "Personne ne devra être exclu des candidatures en Côte d'Ivoire."

L'opposition ivoirienne a critiqué samedi à Abidjan l'organisation de la présidentielle d'octobre, accusant le pouvoir de préparer des "fraudes massives" sur les listes électorales.

"Les deux chefs d'Etat ont évoqué les prochaines échéances en Côte d'Ivoire", a simplement indiqué l'Elysée dans un communiqué, ajoutant sans plus de précisions que M. Hollande avait "appelé l'attention de son homologue sur la lutte contre l'impunité".

Le bilan de M. Ouattara en matière de réconciliation reste critiqué: la condamnation en mars de l'ex-Première dame Simone Gbagbo à 20 ans de prison au terme d'un procès vivement critiqué par les défenseurs des droits de l'Homme n'a fait que relancer les accusations de "justice des vainqueurs". Aucune personnalité proche du pouvoir actuel n'a jusqu'à présent été jugée en Côte d'Ivoire.

MM. Ouattara et Hollande, toujours selon l'Elysée, "ont constaté que les programmes mis en place pour le contrat de désendettement et de développement fonctionnaient bien, et que la France restait le premier bailleur bilatéral en Côte d'Ivoire et le premier partenaire économique".

"640 entreprises françaises sont présentes en Côte d'Ivoire, représentant un tiers du produit intérieur brut", a souligné la présidence française.

Alassane Ouattara était arrivé au pouvoir en avril 2011 après une crise meurtrière née du refus du chef de l'Etat sortant Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite à l'élection de novembre 2010.

Le scrutin présidentiel d'octobre est considéré comme crucial par les partenaires de la Côte d'Ivoire pour la stabilisation du pays qui a connu une décennie de crise politico-militaire.

Avec AFP

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