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Ouagadougou n'a pas reçu de demande ou de revendication concernant l'otage roumain


Un élément des forces de sécurité brukinabè déployé devant le Splendid après une attaque, à Ouagadougou, Burkina Faso, 17 janvier 2016.

Un élément des forces de sécurité brukinabè déployé devant le Splendid après une attaque, à Ouagadougou, Burkina Faso, 17 janvier 2016.

Aucune demande ni une revendication n'a été reçue des autorités burkinabè concernant l'otage roumain Iulian Ghergut enlevé en avril 2015 au nord du pays alors que celui-ci est apparu lundi dans une vidéo, a indiqué Alpha Barry, le chef de la diplomatie burkinabè

"Nous avons vu la vidéo dans les médias comme tout le monde. Le Burkina Faso n'a pas reçu de demande ni aucune revendication par rapport à l'otage roumain", a déclaré M. Barry à l'AFP. "Nous n'avons pas eu de demande de rançon. Aucune demande ne nous a été transmise pour l'instant".

Le Roumain Iulian Ghergut, retenu en otage depuis plus d'un an par les jihadistes d'Al-Mourabitoune de l'islamiste algérien Mokhtar Belmokhtar, est apparu dans une vidéo publiée lundi dans laquelle il demande à son gouvernement de tout mettre en oeuvre pour sa libération.

Officier de sécurité dans la mine de manganèse de Tambao, dans le nord du Burkina Faso, près de la frontière avec le Niger et le Mali, Ghergut a été enlevé le 4 avril 2015 par cinq hommes armés. Un gendarme burkinabè et le chauffeur du véhicule qui les conduisait avaient été blessés au cours de l'attaque. Son rapt avait été revendiqué par Al-Mourabitoune, un groupe lié à Al-Qaïda.

Dans la vidéo, il porte une barbe très fournie, parle un français marqué d'un fort accent et affirme que la séquence est enregistrée le 21 septembre.

Il dit être en bonne santé. M. Ghergut assure penser à sa famille et lui demande, ainsi qu'au gouvernement roumain de tout faire pour qu'il soit libéré.

Aucun responsable local de la société britannique Pan African Minerals (PAM) de l'homme d'affaire australo-roumain Frank Timis qui exploite le manganèse de Tambao n'a pu être joint pour savoir s'ils avaient été saisis par les preneurs d'otage d'une quelconque demande ou revendication.

Al-Mourabitoune est né en 2013 de la fusion du groupe de Mokhtar Belmokhtar et du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), une des formations jihadistes du nord du Mali visées par l'opération française Serval, lancée en janvier 2013.

Après le rapt de M. Ghergut, un couple de médecins australiens - dont l'épouse a depuis été libérée - avait été enlevé en janvier 2016 à Djibo, dans le nord du Burkina Faso.

Victime d'attaques régulières ses frontières avec le Mali et le Niger, le pays a aussi connu une attaque spectaculaire lorsqu'un commando jihadiste a pris d'assaut plusieurs établissements commerciaux en plein centre de Ouagadougou tuant 30 personnes majoritairement des étrangers et blessant 71 autres en janvier 2016.

Avec AFP

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