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Gabon : le projet de bilinguisme critiqué


Marc Ona Essangui de l'ONG Brainforest au Gabon

Marc Ona Essangui de l'ONG Brainforest au Gabon

Les opposants d’Ali Bongo, ainsi que des leaders de la société civile, assimilent cette annonce à une manœuvre de diversion

Le Gabon, un pays de l’Afrique centrale qui entretient depuis toujours des liens politiques, économiques et culturels étroits avec la France, vient de surprendre plus d’un en annonçant, quelques jours avant le sommet de la francophonie, qu’il envisage d’adopter l’anglais comme langue officielle.

Selon le porte-parole du président Ali Bongo Ondimba, Alain-Claude Billie-By-Nze, le gouvernement gabonais entend s’inspirer du modèle rwandais. Le Rwanda de Paul Kagamé a opté à la fois pour la francophonie et le Commonwealth.
Le président gabonais Ali Bongo Ondimba (archives)

Le président gabonais Ali Bongo Ondimba (archives)


Toutefois, soulignent certains analystes, la réalité du Gabon est bien différente par rapport à celle du Rwanda, quant à l’influence de l’anglais au sein de la population.

A Libreville comme ailleurs dans le monde francophone, la nouvelle a provoqué des réactions. Marc Ona Essangui, lauréat en 2009 du Prix Goldman pour la protection de l’Environnement, est l’une des voix de la société civile gabonaise qui se sont exprimées sur le projet de bilinguisme.

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