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L'ONU doit déclarer l'urgence humanitaire "maximale" au nord-est du Nigeria


Des réfugiés d'Assaga-Nigeria montrent leur production de poivrons rouges, le 28 février 2016. Le commerce en avait été interdit pendant des mois car les autorités estimaient que cela finançait Boko Haram. (VOA/Nicolas Pinault)

Des réfugiés d'Assaga-Nigeria montrent leur production de poivrons rouges, le 28 février 2016. Le commerce en avait été interdit pendant des mois car les autorités estimaient que cela finançait Boko Haram. (VOA/Nicolas Pinault)

L'ONU doit relever à son maximum le niveau d'urgence humanitaire dans le nord-est du Nigeria, où plus de 500.000 personnes vivent dans une situation sanitaire catastrophique, a demandé mercredi Médecins sans frontières (MSF).

Lors d'un point de presse à Genève, le directeur général de MSF Suisse, Bruno Jochum, a estimé que les Nations unies devaient considérer la situation dans le nord-est du Nigeria "comme une urgence maximale", comme c'est le cas pour la Syrie, l'Irak et le Yémen actuellement.

"En termes de situation médicale, nous sommes confrontés actuellement à la pire des situations dans le monde", a-t-il averti.

Il a également appelé à la mise en place au plus vite d'un "pipeline" pour assurer le transport et la distribution de nourriture dans les villes et villages enclavés de la région de Borno, dont certains sont toujours en proie aux violences du groupe islamiste Boko Haram.

"A Banki, comme dans de nombreuses localités, les habitants n'ont presque aucun accès à l'aide humanitaire. Isolés, bloqués et regroupés dans une ville en partie détruite, ils dépendent totalement d'une extérieure qui manque cruellement", a témoigné Hugues Robert, responsable des urgences de MSF Suisse de retour d'une mission dans cette ville proche de la frontière avec le Cameroun.

Dans cette localité d'environ 15.000 habitants, uniquement accessible sous escorte militaire, MSF estime qu'une personne sur 12 serait morte au cours des six derniers mois.

A Bama, autre localité de la région, l'ONG estime à environ 15% les taux de malnutrition aigüe-sévère parmi les enfants, alors que le seuil d'urgence se situe à 5%.

Avec AFP

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