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Début de campagne pour les huit candidats à la succession de Ban Ki-moon


L'Assemblée générale de l'ONU

L'Assemblée générale de l'ONU

Parmi les favoris figurent la directrice de l'Unesco, la Bulgare Irina Bokova, l'ex-Première ministre de Nouvelle-Zélande Helen Clark, qui dirige le Programme des Nations unies pour le développement, et l'ancien Haut-commissaire de l'ONU aux réfugiés, le Portugais Antonio Guterres.

Les huit prétendants au poste de secrétaire général des Nations unies ont commencé à comparaître devant l'Assemblée générale de l'ONU pour des entretiens d'embauche inédits.

Le plus jeune des candidats, Igor Luksic, ministre des Affaires étrangères du Monténégro, 39 ans, a planché en premier, se présentant comme le représentant d'un "pays petit mais fier, à l'histoire tumultueuse".

Visiblement nerveux, il a alterné en anglais et en français des propos convenus sur les défis actuels (terrorisme, réfugiés, désarmement, droits de l'homme, etc...), avant de remercier les diplomates présents dans toutes les langues de travail de l'ONU.

Auparavant, le président de l'Assemblée Mogens Lykketoft avait rappelé qu'il s'agissait du premier exercice du genre dans l'histoire de l'ONU.

Il avait dressé un portrait-robot du candidat idéal: "indépendance, personnalité forte, autorité morale, grands talents politiques et diplomatiques", capacités de gestion.

Il lui avait fixé comme priorités la lutte contre le changement climatique, la promotion de la paix, y compris en "faisant pression sur les grandes puissances", ou encore une "réforme" de l'ONU.

Ban Ki-moon, l'actuel secrétaire général, quitte ses fonctions à la fin de l'année après deux mandats de cinq ans.

Pour l'instant quatre hommes et quatre femmes sont sur les rangs mais aucun ne fait l'unanimité.

L'ex-président slovène Danilo Türk et quatre chefs de la diplomatie de pays des Balkans, anciens ou en poste -- Vesna Pusic (Croatie), Natalia Gherman (Moldavie), Srgjan Kerim (Macédoine) et Igor Luksic (Monténégro) -- complètent la liste.

Les auditions s'étaleront sur trois jours. Chaque candidat aura deux heures pour plaider sa cause et répondre aux questions, d'abord celles des diplomates puis celles de la société civile.

En juillet, les 15 pays membres du Conseil de sécurité commenceront leur processus de sélection, avant de soumettre un nom à l'Assemblée qui devrait entériner ce choix en septembre.

Avec AFP

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