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RDC : le Conseil de sécurité de l’Onu impose des sanctions contre les leaders de la rébellion du M23


Des habitants de Goma fuyant les combats entre le M23 et les FARDC, lundi 19 novembre 2012.

Des habitants de Goma fuyant les combats entre le M23 et les FARDC, lundi 19 novembre 2012.

Le vote est intervenu mardi soir à New York.

Le Conseil de sécurité de l’Onu a décidé, à l’unanimité, d’imposer des sanctions contre les leaders de la rébellion du M23 en République démocratique du Congo. En adoptant une résolution proposée par la France, le Conseil a aussi demandé aux rebelles de se retirer immédiatement de Goma, capitale du Nord-Kivu, près de la frontière rwandaise, et a condamné tout soutien étranger au M23.

Le vote est intervenu mardi soir à New York, le même jour où les rebelles congolais se sont emparés de Goma sans se heurter à la moindre résistance. Les troupes gouvernementales des FARDC ayant fui, les 1 500 casques bleus ne sont pas intervenus.

Le ministre français des affaires étrangères, Laurent Fabius, a réclamé une révision du
mandat des 17 000 Casques bleus déployés en RDC, qui n'ont pas été en mesure de barrer la route à « quelques centaines d'hommes » . « Déployer 17 000 hommes et fixer un mandat qui ne permet pas d'intervenir, c'est absurde », a déclaré M. Fabius.

Dans sa résolution, le Conseil de sécurité a réaffirmé son attachement profond à la souveraineté, à l’indépendance, à l’unité et à l’intégrité territoriale de la RDC, et a souligné la nécessité de respecter pleinement les principes de non-ingérence, de bon voisinage et de coopération régionale.

Philippe Bolopion, directeur de Human Rights Watch auprès des Nations Unies, n’est pas satisfait de cette résolution.



Pour leur part, les Etats-Unis préconisent des pourparlers tripartites entre le Congo et ses voisins, le Rwanda et l’Ouganda. Selon la porte-parole du Département d’Etat, Victoria Nuland, Washington travaille avec les présidents Joseph Kabila, du Congo, et Paul Kagamé, du Rwanda, pour mettre en place un processus politique.

Kinshasa refuse d’avoir des pourparlers directs avec le M23, en l’absence du Rwanda, que le président Kabila accuse d’appuyer les rebelles. Accusation étayée par un rapport onusien, mais que dément le président Kagamé.

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