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L'ONU attend du concret pour sa force régionale au Soudan du Sud


Un groupe d'enfants jouent avec une arme-jouet dans l'enceinte du site pour les civils sous la protection des Nations Unies, à Juba, Soudan du Sud, 25 juillet 2016.

Un groupe d'enfants jouent avec une arme-jouet dans l'enceinte du site pour les civils sous la protection des Nations Unies, à Juba, Soudan du Sud, 25 juillet 2016.

Le gouvernement du Soudan du Sud doit prendre des mesures concrètes pour permettre le déploiement de la force mandatée par les Nations unies pour protéger ce pays meurtri par une guerre civile dévastatrice, a déclaré Ban Ki-moon au Conseil de sécurité de l'ONU.

Dans une lettre au Conseil lundi soir, le chef de l'ONU a expliqué que le gouvernement avait encore des réserves sur la composition de cette force de 4.000 membres et sur les zones de déploiement.

Les autorités sud-soudanaises ont affirmé qu'elles étaient prêtes à accepter cette nouvelle force, mais "ces engagements doivent se traduire par des actions concrètes sur le terrain", a réclamé M. Ban.

Cette force est censée sécuriser la capitale Juba, théâtre de combats meurtriers du 8 au 11 juillet qui ont opposé les troupes du président Kiir à celles de l'ex-chef rebelle et alors vice-président du pays, Riek Machar.

C'est un vote du Conseil de sécurité en août qui a décidé du déploiement de la force RPF (regional protection force) qui sera placée sous le commandement de la Mission de l'ONU au Soudan du Sud (Minuss - 16.000 Casques bleus).

Le Conseil a menacé d'imposer un embargo sur les armes si le gouvernement bloquait le déploiement de la RPF, mais cela nécessiterait de voter sur une nouvelle résolution. M. Ban n'a pas spécifié dans sa lettre si cette menace devait être mise à exécution.

L'ambassadeur américain adjoint David Pressman a expliqué qu'il s'attendait à "une discussion solide" sur les prochaines étapes à prendre lors d'une réunion du Conseil consacrée au Soudan du Sud lundi.

"Si nous trouvons qu'il n'y a pas assez de coopération, alors oui, il sera temps de considérer un embargo sur les armes", a pour sa part affirmé l'ambassadeur britannique Matthew Rycroft.

M. Ban a expliqué au Conseil de sécurité que Juba avait notamment proposé de "limiter de façon importante" le rôle de la RPF, qui ne serait chargée que de protéger les installations de l'ONU, ce qui "contrevient clairement" aux intentions de la résolution votée en août, selon M. Ban.

Le secrétaire général a enfin expliqué qu'il était "extrêmement préoccupé" par le récent appel de Riek Machar à une nouvelle guerre et a insisté sur la nécessité d'avoir recours à un processus politique pour mettre fin au conflit qui dure depuis près de trois ans.

Avec AFP

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